13 août 2018

8h15-L'invité de François Geffrier
Démissions en série de maires : Sylvain Maillard appelle au “regroupement des petites communes”

Alors que les démissions de maires se multiplient, le député LREM Sylvain Maillard appelle de ses vœux des regroupements pour soulager les élus des petites communes.

INTERVIEW

Il y a comme un malaise chez les maires. Plus de 1.000 édiles ont démissionné de leurs fonctions depuis les élections municipales de 2014, révélait récemment Le Figaro. “C’est difficile d’être maire, particulièrement dans une petite commune, parce que vous devez tout faire”, reconnaît Sylvain Maillard, député La République en marche de Paris, invité d’Europe Matin lundi. “Je crois qu’il faut un regroupement des communes et des services. Garder ces maires de petites communes, de plus en plus isolés et sur qui pèsent de lourdes charges, n’est plus vraiment cohérent avec notre époque”, appuie-t-il.

Budgets maintenus. Pour Sylvain Maillard, il ne faut pas faire de corrélation hâtive entre ces démissions en cascade et les budgets très serrés des communes. “Les budgets baissent régulièrement depuis dix ans. Nous avons fait en sorte que cela ne soit pas le cas cette année en reconduisant les budgets de l’année dernière. C’est la première fois depuis 2011″, souligne le député.

Appel à la tolérance des administrés. Mais il reconnaît qu’un “certain désespoir s’est installé dans les petites communes car le métier de maire est compliqué et peu reconnu. Les administrés sont de plus en plus difficiles à satisfaire et ont parfois tendance se plaindre plutôt qu’à reconnaître le travail réalisé”. Face à cette situation inédite, Sylvain Maillard appelle donc les Français habitants de petites communes à “être parfois un peu plus tolérants avec leurs maires et leurs conseils municipaux”.

Embouteillages à Paris

Les élections municipales ne se dérouleront qu’en 2020, mais il y a déjà du monde qui pointe le bout de son nez à Paris. Mounir Mahjoubi et Benjamin Griveaux ont déjà indiqué leur volonté de porter la candidature de LA R”publique en marche dans la capitale. “On a toujours dit que nous avions un calendrier fixe. Cette année, nous travaillons sur la plateforme programmatique. Elle donnera la tonalité du candidat qui sera le plus à même de porter nos idées”, explique Sylvain Maillard. “Nous aurons alors un conseil national d’investiture, organisé au sein de La République en marche, qui décidera du meilleur d’entre eux.”