31 Août 2017

6h20 - L'invitée de Raphaëlle Duchemin
20 ans de la disparition de Lady Di : “Autour de la mort de Diana, il y a eu beaucoup de fantasmes”

Il y a tout juste vingt ans, Diana se tuait à Paris dans un accident de voiture. Pour Katia Alibert, auteure d’une biographie de la princesse de Galles, son héritage reste très actuel.

INTERVIEW

Deux décennies après sa disparition, elle fascine toujours autant. Il y a tout juste vingt ans, le 31 août 1997, Lady Diana perdait la vie dans un accident de voiture sous le pont de l’Alma, à Paris. “Autour de la mort de Diana , il y a eu beaucoup de fantasmes”, relève au micro d’Europe 1 la journaliste Katia Alibert, auteure de Lady Diana, une princesse en héritage, jeudi matin dans Europe 1 Bonjour. “Quand vous questionnez les gens, les fans, il y a toujours ces rumeurs selon lesquelles elle a été assassinée, soit par les services britanniques, soit par les services secrets israéliens. C’est totalement faux. On n’accepte pas cette mort, alors que ça reste un simple et dramatique accident de voiture”, analyse cette spécialiste de la royauté.

Moins princesse que First Lady. Pour Katia Alibert, c’est l’incroyable modernité de Diana qui continue de la rendre aussi contemporaine et fascinante, au point qu’elle est devenue une sorte de modèle pour de nombreuses femmes de dirigeants. “Elle a fait énormément de choses de sa vie. Elle a appris quelque chose d’extrêmement important : mettre du cœur et de l’empathie dans ses relations. On peut dire que ça a été la première ‘First Lady’ de l’Angleterre. Elle a appris à gérer son image, elle a un côté extrêmement actuel pour ça. Quand on voit Carla Bruni ou d’autres ‘First Lady’ françaises, ou même Michelle Obama : [elles savent] comment continuer à exister lorsque l’on n’est plus dans la lumière”.

Une monarchie bousculée… Mais Diana c’est aussi un personnage qui a profondément marqué la monarchie britannique, bousculé de nombreux usages et poussé la famille royale à se remettre en question pour mieux entrer dans le XXIe siècle. Les princes William et Harry ont d’ailleurs lancé une souscription pour faire ériger un monument à leur mère, une manière de “redonner une stature historique à celle qui a marqué la royauté britannique”, souligne la journaliste. “Pour eux, c’est rendre hommage à leur mère. Pendant un temps la monarchie a voulu effacer la mémoire de Diana, parce qu’elle les avait dérangés, elle avait un coté rebelle, elle a été la première princesse à parler aux média de sa souffrance, de ce qu’elle ressentait, à raconter le drame de son couple”.

… et transformée. Une princesse aux yeux tristes, harcelée par les médias, prisonnière de son rangs et dont le souvenir hante toujours les Windsor, assure Katia Alibert : “Pendant plus de vingt ans, à travers mon métier de journaliste, j’ai suivi la vie des princes et de la reine et je me suis aperçu comment, à travers chaque événement, de façon très discrète, la mort de Diana résonnaient encore”, relève-t-elle. “Sa mort, cet événement dramatique, a transformé leur vie, leur vision de la monarchie”.