21 novembre 2018

INFO EUROPE 1
Affaire Benalla : les juges parisiens se penchent sur le selfie avec une arme

Pendant l’entre-deux-tours de la présidentielle, alors qu’il ne bénéficiait pas d’un permis de port d’arme, Alexandre Benalla avait pris un selfie avec un pistolet. L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron sera interrogé par le juge d’instruction parisien.

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Le dossier Benalla s’épaissit. Après les événements du 1er-Mai, place de la Contrescarpe et dans le Jardin des Plantes, les juges d’instruction parisiens se penchent désormais sur le port d’arme de l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.

Un selfie et une arme exhibée. Tout est parti d’une photo de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron brandissant un pistolet, à une période où l’ancien chargé de mission de l’Élysée n’était pas titulaire d’un permis de port d’arme en bonne et due forme. Le cliché daterait du 28 avril 2017, pendant l’entre-deux-tours de la présidentielle, lors d’une halte tardive dans un restaurant de Poitiers, à quelques kilomètres de Châtellerault où Emmanuel Macron venait de tenir un meeting. Une serveuse prend la pose à côté d’Alexandre Benalla qui exhibe volontairement son pistolet, de type Glock. Pourtant, cette arme n’avait pas vocation à sortir du QG de campagne d’En Marche.

L’enquête entre les mains des juges parisiens. Sitôt la révélation du selfie par Mediapart le 24 septembre dernier, le procureur de Poitiers a ouvert une enquête. Dans les jours qui ont suivi, le patron du restaurant, la serveuse et plusieurs autres employés ont été entendus par les policiers. Alexandre Benalla, lui, ne l’a pas encore été. Et pour cause, selon les informations d’Europe 1, le parquet de Poitiers s’est dessaisi de son enquête il y a deux semaines au profit du parquet de Paris, compte tenu de la proximité de ce dossier avec celui confié aux juges parisiens le 22 juillet sur les violences du 1er-Mai.

Benalla interrogé par le juge d’instruction. Pour cette nouvelle enquête, l’infraction relèverait du port d’arme sans motif légitime. Et ce n’est pas un policier, mais directement le juge d’instruction qui interrogera Benalla sur la raison de ce pistolet automatique, pendant un déplacement hors du QG de campagne d’Emmanuel Macron, en avril 2017.