12 juillet 2019

8h15 : L'interview de Pierre de Vilno
Affaires Rugy : “La vie publique est en train de crever de tout ça”, estime Guillaume Larrivé

“Je pense qu’on a besoin de sobriété”, a réagi le député de l’Yonne et Secrétaire général des Républicains sur Europe 1, vendredi matin. 
INTERVIEW

Je n’ai pas envie de faire les poubelles, mais dès lors qu’elles sont déballées je crois que c’est à François de Rugy de s’expliquer, d’assumer ses responsabilités.” Invité à commenter les révélations de Mediapart sur les dîners fastueux organisés à l’Assemblée nationale et les travaux onéreux réalisés dans l’appartement de fonctiondu ministre de la Transition écologique, Guillaume Larrivé l’a appelé à “regarder les Français dans les yeux”, vendredi sur Europe 1. “Il a beaucoup donné de leçons de transparence, il a souvent joué les professeurs de vertu”, a noté le Secrétaire général des Républicains. 

“Cette espèce de polémique permanente, de tyrannie de la vertu”

“Je pense qu’on a besoin de sobriété, mais aussi dans les commentaires. Je considère qu’il y a des gens qui parfois se posent en professeur et qui parfois feraient bien de faire preuve d’un peu de modestie”, a poursuit Guillaume Larrivé, pour qui “la vie publique est en train de crever de tout ça, de cette espèce de polémique permanente, de tyrannie de la vertu”. 

 

“Il y a des abus, mais il y a aussi beaucoup de contrôles”, tempère cependant l’élu de l’Yonne. “Les députés produisent aujourd’hui des notes de frais, il y a un déontologue à l’Assemblée nationale qui contrôle tout ça, on doit même avoir un commissaire aux comptes qui vérifie nos frais de fonctionnement, tout ça existe. Il y a eu dans le passé beaucoup d’abus à l’évidence, il y en a sans doute encore aujourd’hui, il faut que les contrôles se fassent.”

“On n’est pas obligé de servir des bouteilles à 500 euros”

Prenant l’exemple des grands vins des caves de l’Assemblée nationale servis lors des dîners organisés à l’hôtel Lassay quand François de Rugy était président de l’Assemblée nationale, Guillaume Larrivé appelle à la “mesure”. “On a un art de vie français”, note-t-il. “Je ne veux pas non plus qu’on jette le bébé avec l’eau du bain ou qu’on fasse semblant de ne pas être Français. C’est tout à fait normal, lorsque vous recevez par exemple une délégation étrangère, de leur offrir un coup de Chablis.”

“On n’est pas obligé de servir des bouteilles à 500 euros, on peut servir des bouteilles à 15, ou 20 ou 30 euros, c’est déjà pas mal”, conclut Guillaume Larrivé.