29 novembre 2017

9h00 - Melting Pop
Alain Souchon : “Auteur-compositeur est un métier où l’on est très seul”

Le chanteur évoque le troisième volet du conte musical du Soldat Rose, dont il a signé la musique avec ses deux fils, Pierre et Charles.

INTERVIEW

Le Soldat Rose fait son retour sur scène, une dernière fois. Pour le troisième épisode de ce conte musical, Le Soldat Rose à la fabrique de jouets, Alain Souchon et ses fils, Pierre et Charles, ont composé les chansons, succédant ainsi à Louis Chedid et Francis Cabrel, compositeurs des deux premières histoires. Dans Melting Pop, Alain Souchon revient sur cet événement et les deux représentations qui ont eu lieu à l’Olympia, le 22 novembre dernier.

L’effet de troupe. “D’habitude c’est un casse-tête de faire des chansons. Là, c’est tout fait et l’on doit faire de la musique dessus, c’est assez sympa”, raconte le chanteur. Un travail de groupe, dans la création du projet mais aussi sur scène, qui a séduit Alain Souchon. “Auteur-compositeur est un métier où l’on est très seul. Là, on est en troupe, on s’entraide et on se parle : c’est sympa”.

Ce troisième volet, disponible en CD depuis le 24 novembre, nous emmène dans un atelier de fabrique de jouets. “C’est l’histoire d’un monsieur qui contrôle la qualité des jouets et qui regarde la chaîne de fabrication : ce qui ne lui plaît pas, il le jette à la poubelle. Un jour, il jette une ravissante chanteuse et le Soldat Rose va se précipiter pour la sauver”, décrit l’interprète de Foule sentimentale.

Acteur ? “Ce n’était pas mon métier”. Figure majeure de la chanson, Alain Souchon est l’auteur de nombreux tubes, que les Français se plaisent à fredonner depuis plus de 40 ans. Mais en plus de la musique, Alain Souchon a également été acteur dans douze longs-métrages, entre 1980 et 2000. Mais depuis le nouveau millénaire, plus rien. Et cela ne devrait pas changer. “J’ai trouvé que ce n’était pas mon métier. (…) Je faisais semblant d’être triste, d’être gai alors que les autres le deviennent vraiment”, confie-t-il. “Je ne savais pas faire ça”.