30 octobre 2018

Bébés sans bras de l’Ain : 11 cas supplémentaires, dont quatre entre 2009 et 2014

Onze nouveaux cas de bébés nés sans bras ou sans main dans l’Ain ont été identifiés, en plus des sept déjà connus, selon des informations d’Europe 1. Parmi ces nouveaux cas, quatre concernent la période 2009-2014.

INFO EUROPE 1

Santé publique France a identifié 11 cas supplémentaires nés dans l’Ain avec une malformation des membres supérieurs, en plus des sept cas déjà connus. Dans le détail, quatre de ces enfants sont nés entre 2009 et 2014 – ils s’ajoutent aux sept cas recensés par le registre des malformations du Rhône-Alpes -, et sept autres sont nés avant, entre 2000 et 2008, une période pour laquelle le registre n’avait rien trouvé.

Ces révélations portent à dix-huit le nombre de cas de malformations repérées dans l’Ain depuis le début des années 2000. Le registre “Ramera”, relatif aux malformations dans le Rhône-Alpes, avait recensé dans un premier temps sept cas d’enfants nés malformés entre 2009 et 2014, dans une zone de 900 km2 du département. Un huitième cas, né en 2012, a été annoncé mardi matin. Il figure parmi les 11 nouveaux cas suspects qui doivent encore être validés.

 
 

 

Les bases de données hospitalières. Un conflit oppose ce registre et les autorités, qui doutent que la situation soit anormale dans le département, et qui accusent l’épidémiologiste à l’origine de ces révélations d’avoir mal fait son travail. Ils ont donc repris l’enquête, et ont identifié ces onze cas supplémentaires dont sept nés entre 2000 et 2008, une période sur laquelle le registre n’avait rien trouvés. Cette situation est d’autant plus troublante que le travail du registre était précisément d’interroger les bases des données hospitalières pour déceler toute naissance suspecte. Apparemment ce travail, dès le départ, n’a pas été fait correctement.

Interroger les médecins. À ce stade, on ne sait toujours pas si la fréquence de ces malformations dans l’Ain est inhabituelle. Sept cas sur une période de neuf ans, 11 sur la suivante de cinq ans, est-ce l’effet du hasard ? Les investigations ne sont pas encore terminées. Santé Public doit encore confirmer les diagnostics auprès des médecins qui ont suivi ces grossesses, mais aussi les géolocaliser, ce qui pourrait prendre deux à trois semaines.