22 mars 2018

8h15 - L'invité de Patrick Cohen
Bras de fer avec TF1 : Orange “y a laissé des plumes”

Invité de Patrick Cohen dans la Matinale, le PDG d’Orange Stéphane Richard se dit “content d’avoir trouvé un accord” avec TF1, même s’il se “serait bien passé” de cet épisode. 

INTERVIEW

Stéphane Richard est soulagé. Soulagé de voir le bras de fer avec TF1 terminé, après des semaines de tensions suite à la demande de revalorisation de son contrat de diffusion. “Je me serais bien passé de tout ça, je trouve qu’on aurait pu traiter le problème différemment. Ceci étant dit, je suis bien content d’avoir trouvé un accord, je suis content que tout ça soit derrière nous”, a expliqué jeudi le PDG d’Orange au micro de Patrick Cohen dans Europe 1 Matin.

Décision unilatérale. “Quand vous décidez unilatéralement de changer les conditions commerciales par rapport à des partenaires avec lesquels vous travaillez depuis vingt ans – les équipes se connaissent, on fait des projets ensemble… -, on peut penser que vous n’allez pas être reçus avec beaucoup de chaleur”, a commenté Stéphane Richard.

Un accord à dix millions ? “On avait un accord de quelques millions d’euros qui portait vraiment sur un petit périmètre qu’on appelle les services délinéarisés – le replay, etc. On va demain garder à peu près le même type d’accord, étendre la gamme des services et augmenter substantiellement la rémunération, mais très, très loin de la somme qui avait été demandée”, a précisé Stéphane Richard. “On est entre l’historique et ce que TF1 souhaitait”, a-t-il poursuivi. Soit autour de dix millions d’euros ? “C’est vous qui le dites”, a répondu le PDG de l’opérateur dans un sourire, sans vouloir en dire plus. “Je ne confirme pas, je vous entends”. 

“Je comprends la logique de TF1”. Si cette période de négociation a été dure, Stéphane Richard assure ne pas particulièrement en vouloir à la Une, dont il estime les demandes pas totalement illégitimes. “D’un certain point de vue, je comprends la logique de TF1, confronté lui-même à une évolution de son modèle économique ; d’un autre côté, la façon dont il s’y est pris par rapport à ses partenaires historiques et ses distributeurs n’était peut-être pas la meilleure. Tout ça créé de la tension”, a-t-il conclu.