16 octobre 2017

En balade avec
Carla Bruni : “Je ne sais pas si j’aurais chanté s’il n’y avait pas eu Françoise Hardy”

Carla Bruni, qui vient de sortir un 5e album “French Touch” a rencontré sa voisine Françoise Hardy au cours d’une balade parisienne pour Europe 1.

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INTERVIEW

Elle est née en Italie, a débarqué en France à 7 ans pour avoir plusieurs vies : mannequin star, Première dame et chanteuse, depuis seize ans. Le 5e album de Carla Bruni, French Touch, est sorti en octobre. En onze pistes, elle reprend des standards de la pop, du rock et du music-hall,  d’Abba aux Stones. La chanteuse a reçu Nikos Aliagas dans son univers.

“Plier” les standards de la chanson. Si tout commence chez elle à Paris, c’est aussi chez elle, dans son studio et dans son salon qu’est né son album produit par la pointure canadienne David Foster.  “On parlait de faire des reprises et on est tous venus ici”, avec des musiciens. “Il s’est mis au piano et on a joué au débotté. Il m’a demandé des maquettes”, raconte Carla Bruni. Elle s’y atèle, tente de “plier” ces chansons très connues pour les faire siennes. Elle maquette une vingtaine de chansons avant de laisser le producteur faire un choix et d’enregistrer les versions définitives.

“Beaucoup plus intimidant de chanter que de défiler”. Chez elle sont accumulés des dessins de ses enfants, des pochettes d’album, des photos. “Je vis avec tous ces gens-là, même ceux qui ne sont plus là”, glisse-t-elle. Elle montre aussi une chora qu’on lui a offerte, ses guitares. “La musique est plus que ma boussole, c’est mon métier, ce que j’aime faire. Il y a ma famille et ma musique.” Même si elle est récemment remontée sur scène avec les supermodels des années 90, c’est sa seconde profession qui l’anime. “On est mis à nu par la voix. Même en bikini, le corps c’est une chose en surface. La voix est située dans l’âme. C’est beaucoup plus intimidant de chanter que de défiler.”

Nées du signe du capricorne. Puis, Carla Bruni poursuit la visite de son territoire en se rendant dans un restaurant à proximité : Honoré dans le 16e arrondissement. Surprise : Françoise Hardy a été conviée. Car les deux femmes, voisines, s’admirent. “Ce n’est pas seulement une grande artiste pour moi Françoise, c’est une espèce de modèle. Je ne sais pas si j’aurais chanté, joué et écrit s’il n’y avait pas eu Françoise Hardy avant (…) Elle est cachée mystérieuse, secrète. Une espèce de reine.” La magie opère dans les deux sens. Françoise confie qu’elle “aurait rêvé d’avoir le timbre de Carla.” Un lien semble les unir, dans le style et dans la musique. Elles se sentent proches, attribuent une part de leurs similitudes à l’astrologie. Toutes deux du signe du capricorne, elle partagent un “goût pour la solitude”. 

Puis avec Nikos, ils font une dernière étape, dans une librairie appréciée de l’ex Première dame, que l’on découvre fan de polars. Elle conseille aussi l’auteure italienne Elena Ferrante et le livre Colette et les siennes de Dominique Bona avant une dernière sage confidence, celle de lire le soir avant de dormir.