23 octobre 2017

9h30 - 10h00 Village Médias
Caroline Roux : “Après une année électorale, on a un vertige, un baby blues”

L’animatrice de “C dans l’air”, invitée lundi d’Europe 1, explique avoir voulu miser sur le fond, plutôt que de développer de nouveaux formats, pour conserver l’intérêt des téléspectateurs après une année électorale particulièrement riche en rebondissements.

INTERVIEW

Elle assure depuis 2016 l’interview politique de 7h45 sur France 2, mais anime aussi C dans l’air sur France 5, en remplacement d’Yves Calvi parti sur LCI. Caroline Roux peut se féliciter d’audiences qui continuent de monter depuis le début de la saison, bien qu’il s’agisse d’une année post-électorale. “C’est un format qui est solide C dans l’air, et qui existe depuis dix-sept ans”, veut rappeler la présentatrice, invitée lundi de Village Médiassur Europe 1. “Pour réinventer l’actu chaque jour après une année électorale, on a un vertige, un baby blues, on ne sait plus comment faire”, reconnait-elle. “Les premières conférences de rédaction, on se disait : ‘bon, comment on fait ?’”.

Se réinventer. “On s’est rendu compte qu’il y avait assez peu d’appétit [de la part des téléspectateurs, ndlr] pour la politique politicienne […], on a du réinventer. Je crois qu’on a réussi. Vous savez comment on fait ? Et bien on parle du fond !”, explique Caroline Roux.

“À pas lent et la tête froide !”. “Vous avez beaucoup de formats qui semblent ressembler à C dans l’air, avec des gens autour d’une table qui font de la télé et qui parlent. C dans l’air, ça n’est pas ça, c’est 1h10 sur un seul thème : la Catalogne, la libération de Raqqa, ou l’ISF, avec quatre experts qui sont en général ce qui se fait de mieux sur un sujet. […]”, détaille l’animatrice qui explique vouloir miser sur la qualité plutôt que la quantité. “On n’essaye pas de zapper d’un sujet à un autre, d’ouvrir et de fermer des portes ; on va au bout du contenu pendant 1h10. On est les seuls à faire ça, il n’y a pas de coupures pub, d’édition, de journaux, de chroniqueurs, de séquences, il n’y a que le fond, à pas lent et la tête froide !”