Coronavirus : “Nous devons améliorer la réponse sanitaire au niveau européen”, plaide Bellamy

Au micro d’Europe 1, l’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a salué les mesures prises par l’UE pour limiter l’impact économique de l’épidémie de coronavirus. Il estime toutefois que la réponse sanitaire mérite d’être musclée, notamment en organisant une véritable coopération sanitaire entre les États.
INTERVIEW

L’Union européenne se mobilise face à l’épidémie de coronavirus. Une réunion virtuelle s’est tenue mardi. Les 27 ont notamment acté la mis en place d’un fonds d’investissement dédié à la lutte contre le coronavirus, à hauteur de 25 milliards, couplé à des mesures d’assouplissement budgétaire. “L’Europe a tardé à réagir, mais aujourd’hui se met en place une coopération”, salue au micro de Sonia Mabrouk, dans la matinale d’Europe 1, l’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy.

“Il était temps de le faire, notamment pour faire face aux conséquences économiques de la crise qui sera produit par l’épidémie de coronavirus”, explique-t-il. Toutefois, cet élu estime que Bruxelles peine encore a s’ organiser sur un plan médical. “Nous devons faire beaucoup mieux pour améliorer la réponse sanitaire”, martèle-t-il.

“Il faut une réponse cohérente, à l’échelle européenne”, explique ce professeur de philosophie. Il est totalement anormal, alors que l’Italie est dans une situation difficile (plus de 600 morts et 10.100 cas détectés, selon le dernier bilan mercredi, ndlr) que l’Espagne (pays le plus touché en Europe après la péninsule, ndlr) n’ait pas encore pris de mesure”, relève-t-il.

Se “partager la charge” des soins entre pays

Pour François-Xavier Bellamy, “le danger, c’est que tous nos systèmes de santé soient saturés par l’épidémie.” Pour ce député européen l’une des pistes, pour éviter des situations d’engorgement, serait d’élargir les protocoles de coopération qui existent déjà entre certains établissements de santé, d’un pays à l’autre. “Des coopérations transfrontalières existent entre hôpitaux, dans les pays européens, sur des filières spécifiques comme les grands brûlés. Il faut que cette coopération soit consolidée et qu’elle permette de faire face à la possible saturation de nos systèmes de santé pour que l’on puisse, par exemple, se partager la charge entre l’Allemagne et la France », conclut-il.