3 octobre 2018

8h15 - L'interview politique d'Audrey Crespo-Mara
Démission de Gérard Collomb : “Un événement inédit mais il ne faut pas en faire une crise grave”, juge Nicole Belloubet

Mardi soir, Emmanuel Macron a finalement accepté la démission de Gérard Collomb de son poste de ministre de l’Intérieur. Alors que le conseil des ministres doit se tenir mercredi matin, sa collègue à la Justice, Nicole Belloubet, a réagi sur Europe 1.

INTERVIEW

“Les hommes passent, l’action du gouvernement demeure.” Au lendemain de la démission de Gérard Collomb de son poste de ministre de l’Intérieur, Nicole Belloubet s’est voulu résolument positive. Au micro d’Audrey Crespo-Mara mercredi matin, et alors qu’un conseil des ministres sans Gérard Collomb va débuter, la garde des Sceaux a assuré être “dans la continuité de l’Etat.”

Un événement politique “complexe”. “Je ne dis pas que tout va bien, je dis qu’il ne faut pas faire de cet événement complexe à gérer sur le plan politique – parce qu’il est inédit – une crise grave. Il faut remettre les choses à leur juste valeur”, a jugé Nicole Belloubet sur Europe 1. “Pour moi, la situation est assez singulière car j’avais très bien travaillé avec Gérard Collomb”, a-t-elle ajouté.

“Il n’y a aucune scène de ménage”. Pas question pour la ministre de la Justice de faire état de tensions entre le ministre démissionnaire et le chef de l’Etat. “Il n’y aucune scène de ménage. (…) Leur relation n’est pas mauvaise”, a martelé Nicole Belloubet. Selon elle, Gérard Collomb “demeure proche du président”, mais “il a fait le choix de sa ville”. C’est d’ailleurs l’annonce de son intention de reprendre la mairie de la cité rhodanienne qui a précipité son départ. “L’annonce de son retour à Lyon a modifié sa position face aux interlocuteurs du ministère de l’Intérieur. (…) Il se sentait totalement investi au ministère de l’Intérieur, mais le regard des autres sur lui a changé. Et d’une certaine manière, il s’est placé en position de devoir démissionner”, a justifié la garde des Sceaux.