17 octobre 2017

INFO EUROPE 1
Électricité : l’énergie verte n’est pas si verte que ça

Il est impossible de faire le tri au bout de la prise électrique. Seule différence lorsque l’on signe un contrat énergie verte : les fournisseurs s’engagent à verser une sorte de prime aux producteurs d’énergies renouvelables.

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EDF a lancé lundi sa toute première offre d’énergie 100% renouvelable avec des tarifs parfois moins chers que les tarifs réglementés. Pourtant, aujourd’hui, tout le monde bénéficie d’une partie d’énergie verte au bout de la prise électrique puisque tout passe par le même tuyau. Que l’électricité vienne d’une centrale nucléaire, d’une éolienne, d’un panneau photovoltaïque, il est impossible de faire le tri.

Une prime aux producteurs d’énergies renouvelables. Seule différence lorsque l’on signe un contrat énergie verte : les fournisseurs s’engagent à verser une sorte de prime aux producteurs d’énergies renouvelables. Les barrages hydrauliques sont quasiment les seuls bénéficiaires. L’éolien et le solaire n’y ont quasiment pas le droit car ce sont des énergies subventionnées.

“C’est très marketing”. Le logo vert est donc avant tout un bon moyen de communication, assure Frédérique Coffre, la directrice générale du médiateur de l’énergie. “C’est très marketing. La plupart des fournisseurs qui proposent de l’énergie verte achètent des certificats verts ou des garanties d’origine, qui permettent d’attester qu’ils ont injecté sur le réseau une quantité équivalente à celle que vous avez consommée”, précise-t-elle. “Mais en réalité, l’électricité qu’ils achètent et qu’ils fournissent est de l’électricité qu’ils achètent sur les marchés de gros et qui provient essentiellement du nucléaire”.

Des petits producteurs. Toutefois certains fournisseurs achètent directement de l’électricité verte aux producteurs : c’est le cas de petits fournisseurs comme Enercoop, Ilek ou ekWatteur. Mais les contrats sont alors généralement un peu plus coûteux.