18 janvier 2018

Europe Matin
Emily Loizeau sur NDDL : “Construire un aéroport de plus dans une zone humide était juste absurde”

La chanteuse, engagée contre le projet d’aéroport depuis plusieurs années, exprime sa satisfaction après l’annonce du gouvernement.

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La nouvelle est tombée mercredi, après des années de débat entre les pour et les contre : le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes est abandonné. Le gouvernement d’Edouard Philippe a estimé “que les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d’aéroport”. Depuis cette annonce, les réactions se multiplient, dans un camp comme dans un autre. Dans Europe matin, Emily Loizeau, engagée contre ce projet, exprime sa satisfaction.

“Je félicite les Zadistes pour leur ténacité”. Il y a quelques années, elle avait écrit à François Hollande et avait déchiré sa carte du PS en réaction à la politique de président vis à vis de la ZAD. “Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait, à ce point, une forme de violence et un assaut des policiers contre les Zadistes de Notre-Dame-des-Landes. J’ai trouvé ça particulièrement violent”, se souvient l’artiste. Aujourd’hui, après l’abandon du projet d’aéroport de NDDL, la chanteuse est contente. “Cela fait 45 ans que cette lutte a commencé. Je suis hyper heureuse, je les félicite (les Zadistes, ndlr) pour leur ténacité”, explique l’artiste. “Au lendemain de la COP 21, construire un aéroport de plus dans une zone humide était juste absurde et complètement incohérent”.

“Utiliser ses terres à des fins écologiques et utiles”. Au moment où l’avenir de cette ZAD est maintenant au cœur des questions, Emily Loizeau indique : “N’étant pas directement acteur de cette lutte, je ne me permettrais pas de donner des conseils. Dans un premier temps, et comme une boutade, je dirais que j’ai vu de très jolies constructions dans les arbres et que ce serait dommage de les détruire, c’est mon côté artistique”. Plus sérieusement, la chanteuse estime que les acteurs sur le terrain sont les plus susceptibles de savoir quelle attitude à avoir. “Les gens qui sont là-bas et qui y vivent sont les mieux placés pour savoir ce qu’il faudrait faire et comment on pourrait utiliser ses terres à des fins écologiques et utiles”, souligne l’artiste.

Elle distingue d’ailleurs deux catégories de personnes parmi les Zadistes. “Il y a des gens qui vivent là-bas car leur habitation et leur exploitation sont là, et puis il y a des gens qui étaient là pour une lutte et je pense qu’ils vont maintenant, à mon avis, aller là où il y a d’autres luttes à gagner”, conclut la chanteuse.