27 avril 2017


En cas de victoire, Macron “aura une lourde responsabilité”, estime Jean-Claude Mailly

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, était l’invité de Thomas Sotto ce matin à 7H45.

Jean-Claude Mailly, qui refuse de dire pour qui il votera au second tour de la présidentielle, a mis en garde Emmanuel Macron en cas de victoire. 

INTERVIEW

Jean-Claude Mailly se veut prudent. Le secrétaire général de Force ouvrière, qui a décidé de ne pas donner de consigne de vote pour le second tour – ni de dire pour qui il allait voter – a mis en garde Emmanuel Macron jeudi matin sur Europe 1.

“Il faut qu’il rassemble et évite d’être clivant”. S’il est élu, il “aura une lourde responsabilité”, estime-t-il. “Il faut qu’il rassemble et évite d’être clivant”, juge-t-il encore, citant comme exemples “l’accentuation de la loi Travail, l’assurance chômage” qui figurent dans le programme du candidat libéral. “Est-il prêt à amender son programme ? Est-ce qu’il est prêt à écouter ou passer en force ? Je lui conseille la prudence, on saura prendre nos responsabilités si c’est nécessaire”, poursuit le syndicaliste qui explique toutefois préférer le dialogue social.

“Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles”. S’il n’est pas en marche derrière Emmanuel Macron, Jean-Claude Mailly n’est pas pour autant un soutien de Marine Le Pen. “Ce n’est pas la même chose” entre les deux programmes, rappelle-t-il. “Il ne “faut pas prendre les gens pour des imbéciles. Nous ne sommes pas des directeurs de conscience. Un syndicat, ce n’est pas un parti politique”, énumère encore Jean-Claude Mailly qui réclame de vrais changements.

“Il y a plein de choses à faire”. “Il faut changer les orientations économiques. Pas seulement au niveau national, mais aussi au niveau européen. Il y a une campagne engagée dans tous les pays européens pour l’augmentation des salaires, il faut conditionner les aides publiques, il faut avoir une véritable stratégie industrielle, il faut faire des investissements. Il y a plein de choses à faire, mais cela suppose que l’on sorte de ce qu’on appelle le néo-libéralisme économique dont on voit tous les dégâts”, conclut-il.