22 novembre 2017

16h00-17h00- Y'a Pas Péno!
Eric Abidal : “Il faut dire pourquoi” on ne prend pas Karim Benzema en équipe de France

Essentiel au Real Madrid, Karim Benzema reste blacklisté en équipe de France par Didier Deschamps. Eric Abidal réclame des explications de la part du sélectionneur des Bleus.

INTERVIEW

“Je suis un très grand joueur.” La phrase a été lâchée par Karim Benzema après la large victoire du Real Madrid sur la pelouse de l’APOEL Nicosie (6-0), mardi soir. Au cours de cette rencontre, l’attaquant madrilène a inscrit un doublé, devenant le meilleur buteur français en Ligue des champions avec 53 réalisations, soit deux de plus qu’un certain Thierry Henry. “Bravo”, répond simplement Eric Abidal, qui a évolué avec Benzema sous le maillot de l’Olympique Lyonnais jusqu’en 2007.

“Ce n’est pas un bordélique.” Malgré ses bonnes prestations avec le Real, Karim Benzema figure toujours aux abonnés absents en équipe de France, depuis l’affaire de la sex-tape de Mathieu Valbuena. Eric Abidal appelle donc Didier Deschamps à faire preuve de plus de franchise. “Si on parle de cette histoire-là, on ne parle pas de sport. Sur le sportif, il joue quand même au Real Madrid. Si ce n’est pas sportif, il faut dire pourquoi on ne le prend pas et ne pas parler d’atmosphère, d’ambiance, parce que ce n’est pas un bordélique. Sinon, il aurait eu des problèmes au Real Madrid”, a lâché l’ancien joueur de l’équipe de France dans l’émission Y a pas péno ! sur Europe 1.

Selon Eric Abidal, “il vaut mieux dire la vérité et dire : ‘Je ne peux pas te voir et je ne te prends pas.'” Un avis partagé par Didier Roustan : “Ce que je reproche à Deschamps, c’est de ne pas expliquer les choses une bonne fois pour toutes. Comme ça, on n’en parlerait plus.” Le journaliste souligne toutefois que le sélectionneur des Bleus a “protégé” et “maintenu sa confiance” à Karim Benzema lorsque ce dernier était resté muet devant le but pendant 1.222 minutes consécutives sous le maillot tricolore, en 2013. Une donnée qui conforte les deux hommes dans leur idée qu’aujourd’hui, le problème n’est pas sportif.