27 octobre 2017

9h30 - Village Médias 
Faustine Bollaert : sur M6, “j’étais devenue une vieille épouse qu’on ne désire plus”

L’animatrice Faustine Bollaert a quitté M6 et l’émission Le Meilleur Pâtissier pour présenter une émission testimoniale, l’après-midi sur France 2.

INTERVIEW

Elle ne s’en cache pas : Faustine Bollaert était “arrivée au bout de mon histoire d’amour avec M6”. Après cinq ans passés sur la chaîne, et notamment à la présentation de la très populaire émission Le Meilleur Pâtissier, l’animatrice de 38 ans a décidé de mettre les voiles pour un nouveau challenge, plus en phase avec ses envies. Elle anime aujourd’hui l’émission de témoignages Ça commence aujourd’hui, l’après-midi sur France 2.

“M6 n’a pas ça dans son ADN”. Mais si Faustine Bollaert a répondu positivement à la proposition de France 2, c’est aussi, visiblement, pour ne plus subir une forme de frustration. À M6, “j’étais peut-être un peu devenue une vieille épouse qu’on aime mais qu’on ne désire plus. Donc quand on vient vous désirer ailleurs, quand on vous propose un projet excitant, qui correspondait vraiment à ce que je voulais faire et que je n’aurais pas pu présenter sur M6 parce que la chaîne n’a pas ça dans son ADN, la question ne s’est même pas posée”, a expliqué l’animatrice dans Village Médias, vendredi sur Europe 1

“Qu’est-ce que c’est excitant !”. Le pari de quitter une émission à succès pour une création, en lieu et place de l’ancienne émission testimoniale de Sophie Davant, était osé. “On ne peut pas faire des choix dans la vie qu’en fonction de l’audience. J’ai quitté une émission qui faisait entre trois et quatre millions de téléspectateurs pour aller vers une émission beaucoup plus risquée, où il va falloir reconquérir les gens un à un. Mais qu’est-ce que c’est excitant ! Et est-ce que la vie ce n’est pas ça ? Pour moi, c’était un non-choix”, assure-t-elle. 

“Il faut vite monter” les audiences. Pour autant, Faustine Bollaert a bien conscience qu’elle est attendue au tournant par la direction de France 2. “Il y a une vraie grosse pression” de France 2 sur les après-midis, avoue-t-elle, sans fard. “Nous, on a une chance, c’est qu’on n’arrête pas de monter. Mais on n’est pas encore au point espéré. Quand Toute une histoire s’est arrêtée, la case était à 10/11% (en parts de marché, ndlr), il faut absolument que cette case remonte à ce niveau. Il faut absolument vite monter à 10, oui”, indique-t-elle.