16 octobre 2017

8h15 - L'invité de Patrick Cohen
Ferrand : “ne pas abîmer des gens qui ne le méritent pas”

Blanchi par la justice vendredi dernier, le patron des députés LREM a évoqué lundi sur Europe 1 des souffrances familiales et s’en est pris aux journalistes.

INTERVIEW

Richard Ferrand est remonté. Déclaré innocent pas la justice vendredi dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, le président du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale n’en finit plus depuis de dénoncer le sort qui lui a été réservé, par la presse notamment, et pas les conséquences des accusations qui l’ont frappé. “Quand on se fait insulter dans la rue, dans le train, quand on passe pour un voleur, parce que le soupçon a été colporté, a été diffusé comme une vérité première, derrière il y a de la souffrance familiale”, a déclaré l’élu du Finistère, invité d’Europe matin lundi. “Il faut toujours faire attention à ne pas abîmer des gens qui ne le méritent pas.”

“Faire attention de ne pas dégoupiller des grenades”. “J’ai toujours dit que je n’avais rien commis d’illégal et d’immoral, et maintenant, c’est la justice qui le dit. Je voudrais qu’on en prenne acte une bonne fois pour toute”, a réclamé Richard Ferrand. “Il faut faire attention de ne pas dégoupiller des grenades, les jeter en l’air et voir ce que ça donne après. Ce n’est pas des jeux, ça. Il faut respecter la dignité des personnes”, a-t-il insisté.

“C’est ça l’investigation ?”. Richard Ferrand s’en est ensuite pris aux journalistes. “Que la presse fasse son boulot d’investigation pour de vrai, qu’elle la fasse bien, de préférence, qu’elle soit rigoureuse”, a-t-il lancé. “Tous ceux qui ont produit des papiers, qui ont pissé de la copie à l’infini, je n’en ai jamais rencontré un. Personne n’a demandé à venir me voir. C’est ça l’investigation ?”, s’est offusqué le député du Finistère, affirmant n’avoir eu des contacts que par SMS. “Je les ai tous gardés. Mais l’investigation par SMS, je ne pense pas que ça grandisse le beau métier que vous faites”.