11 août 2017

L'interview politique d'Antoine Genton
Fin des emplois familiaux : Mariton déplore “une société d’interdiction absolue”

Le groupe LR à l’Assemblée nationale a déposé un recours au Conseil constitutionnel contre l’interdiction désormais faite aux parlementaires des emplois familiaux.

INTERVIEW

Les députés Les Républicains font appel aux sages du Conseil constitutionnel. Ces élus contestent l’interdiction des emplois familiaux dans la loi de moralisation de la vie publique, adoptée mercredi par l’Assemblée nationale, estimant que cette mesure introduit une discrimination à l’embauche. “Est-ce qu’il faut une société d’interdiction absolue ? Je ne le crois pas”, a réagi vendredi Hervé Mariton, maire LR de Crest, au micro de la matinale d’Europe 1.

Un effet dissuasif. Plutôt qu’une interdiction, l’élu préfère plaider pour une plus grande transparence sur les activités des collaborateurs des parlementaires, arguant que celle-ci sera dissuasive quant à d’éventuelles dérives. “Au minimum, ce qui est indispensable, c’est la publicité : savoir qui travaille pour un parlementaire. J’ai été député pendant dix-neuf ans, j’ai toujours assumé que l’on sache parfaitement quels étaient mes collaborateurs”, a-t-il expliqué. “La bonne réponse, ça n’est pas nécessairement l’interdiction, c’est la publicité, que chacun sache qui travaille pour un député et puisse interroger celui-ci sur les missions de ces personnes”.

“Publicité, responsabilité, transparence”. “La publicité résout beaucoup de choses. Dès lors que l’on sait qu’un membre de la famille travaille, le questionnement devient, naturellement, plus exigeant”, assure Hervé Mariton. “Est-ce qu’il faut une société d’interdiction absolue ? Je ne le crois pas et je partage l’opinion du groupe LR : est-ce qu’il faut de la publicité, de la responsabilité, de la transparence ? La réponse est oui”, martèle-t-il.