21 novembre 2017

8h15 - L'invitée de Patrick Cohen
Fini APB, la nouvelle plateforme d’admission post-bac s’appelle “Parcoursup”

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a annoncé mardi sur Europe 1 le nom de la future plateforme qui viendra remplacer Admission Post-Bac.

INTERVIEW

APB est mort, vive “Parcoursup”. Mardi matin sur Europe 1, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a dévoilé le nouveau nom de la procédure d’admission post-bac. “C’est le nom qui a été choisi par les internautes. Nous avons fait une concertation ce week-end pendant le salon de l’orientation”, a précisé la ministre au micro de Patrick Cohen. “J’aime bien la notion de parcours, ils ont bien compris ce qu’on était en train de préparer pour leur avenir”, se réjouit-elle.

“L’élève aura toujours le dernier mot” mais… Cette nouvelle plateforme ouvrira le 15 janvier. Frédérique Vidal assure qu’il s’agira d’un “procédé à la fois d’orientation et de réussite”. “Il est très important que les bacheliers puissent accéder à l’enseignement supérieur. Mais il faut reconnaître la diversité des bacheliers, donc il faut leur proposer des parcours qui leur sont adaptés. L’élève aura toujours le dernier mot dans le choix de sa filière. Par contre, il devra faire confiance à ses enseignants sur le chemin à emprunter pour aller vers le diplôme qu’il souhaite obtenir”, détaille la ministre, ancienne présidente d’université.

Dix vœux non-hiérarchisés. Du temps de la plateforme APB, l’élève de Terminale pouvait formuler jusqu’à 24 vœux. Excessif et inefficace pour la ministre, qui a choisi de réduire la liste de vœux à dix. “On a pu le voir cet été (où de nombreux bacheliers ont été laissés sur le carreau, ndlr), quand ils avaient leur quatorzième vœu, ça ne correspondait pas à ce qu’ils souhaitaient. En moyenne, les bacheliers faisaient huit vœux, c’est pour ça qu’on a choisi ce chiffre”, précise Frédérique Vidal. Les futurs bacheliers auront jusqu’au 15 mars pour les inscrire, sans hiérarchie.

Ce que la loi autorise, c’est que les recteurs puissent fixer une part de mobilité. Ils peuvent faire des propositions aux bacheliers qui n’auraient rien trouvé qui leur plaise, on souhaite que cela puisse se faire hors académie. On sait aussi que les frontières administratives ne correspondent pas toujours à la réalité.