15 septembre 2017

8h15 - L'invitée de Patrick Cohen
Florence Parly : rendre l’opération Sentinelle “plus flexible, plus mobile, moins anticipable”

La ministre des Armées a affirmé vendredi sur Europe 1 que la modification de l’opération Sentinelle n’entraînerait “pas de militaires en moins” sur le terrain, mais visait à rendre le dispositif “plus efficace”.

INTERVIEW

L’opération Sentinelle va subir un lifting, mais le gouvernement le martèle : le dispositif ne sera pas allégé. “L’objectif n’était pas de modifier son format. Il n’y aura pas de militaires en moins”, a affirmé Florence Parly vendredi matin sur Europe 1. “Ce que nous voulons, c’est de faire mieux pour être plus efficace. Il s’agit de rendre le dispositif plus flexible, plus mobile, moins anticipable. Il faut éviter que l’opération Sentinelle soit prévisible par avance”, a détaillé la ministre des Armées. “Il y aura des missions aléatoires qui auront été planifiés mais qui ne seront pas connues ni des élus ni de la population”.

“Un service en faveur de la protection des Français”. Et selon la ministre des Armées, il ne s’agit pas d’un détournement de la mission des soldats. “C’est une opération militaire de lutte contre le terrorisme sur notre sol national”, a-t-elle expliqué. “Elle correspond pleinement à la mission de nos soldats. C’est un service qui est rendu en faveur de la protection des Français. Lors que nos soldats ont la certitude que leur mission est efficace, ils la remplissent avec cœur”, a insisté Florence Parly. “Nos soldats sont entraînés pour ces missions spécifiques, qui ont fait leur preuve.”

“Un investissement naturellement consenti.” “C’est une opération qui sécurise, qui dissuade et qui protège”, a poursuivi la ministre. “Nous conservons ces trois objectifs et faisons en sorte que ce dispositif soit plus efficace. C’est un investissement, mais naturellement consenti, puisque ce dont il s’agit, c’est la protection de nos concitoyens sur le territoire”, a affirmé Florence Parly, qui a aussi rappelé qu’n France, “le niveau de la menace reste élevé”.