23 novembre 2017

08h15 - L'invité de Patrick Cohen
Gérard Collomb pense que le remaniement va se faire “dans la journée”

Invité d’Europe 1, le ministre de l’Intérieur a également estimé que deux secrétaires d’Etat pourraient faire leur entrée au gouvernement.

INTERVIEW

C’est un remaniement qui se fait attendre. Alors que Christophe Castaner a pris la direction de La République en marche! (LREM) samedi, son remplaçant au porte-parolat du gouvernement n’est pas encore connu. Les rumeurs évoquent également un réajustement de l’équipe gouvernementale plus large que prévu.

“Il fallait changer quelque chose”. “Je pense qu’il pourrait y avoir deux secrétaires d’Etat qui arrivent, mais ce sera à la discrétion du président de la République”, a estimé Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur invité jeudi de la matinale d’Europe 1. “À partir du moment où Castaner prenait le mouvement, il fallait changer quelque chose à l’intérieur du gouvernement. C’est ce qui va se faire dans la journée, je pense”, ajoute-t-il.

Devenu incontournable après que Christophe Castaner a pris la présidence du parti, les changements au sein de l’exécutif pourraient donc être plus importants que prévu. C’est ce qui pourrait justifier ce long délai avant la nomination des nouveaux ministres, alors que le remaniement était attendu mardi. “Le président de la République n’arrête pas”, a voulu balayer Gérard Collomb. “Il consultait lundi et mardi sur les prochaines européennes et les modalités d’élection. Il était afféré. Le gouvernement était son second objectif. Il a commencé à travailler dessus hier soir”, en marge de sa rencontre avec un millier de maires à l’Elysée, assure le locataire de la place Beauvau.

La double-casquette de Castaner, “un conflit d’intérêt caractérisé”. Mais s’il quitte le porte-parolat du gouvernement, Christophe Castaner n’entend pas pour autant abandonner son poste de secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement. Ce mélange des genres ne plaît pas du tout à l’opposition et notamment aux Républicains. “Cette décision, si elle était confirmée, serait un conflit d’intérêt caractérisé. Ce serait une caporalisation des députés ; une mise en coupe réglée de l’Assemblée nationale”, a lancé Christian Jacob, chefs des députés LR, lors de la séance des questions au gouvernement au Premier ministre Edouard Philippe.