16 décembre 2019

8h15 - L'interview politique de Sonia Mabrouk
Grèves SNCF : pour les vacances de Noël, “les trains affichés seront garantis”, promet Djebbari

Alors que le gouvernement a demandé à la SNCF de présenter mardi un plan de transports pour les fêtes, Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’Etat en charge des Transports, assure au micro de Sonia Mabrouk, dans la matinale d’Europe 1, que tous les trains qui seront affichés au départ à l’issue de ces annonces seront maintenus.
INTERVIEW

À la veille d’une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites, Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’Etat en charge des Transports, a estimé que le taux de grévistes dans le rail allait rester très élevé. “Il y aura certainement un taux de grévistes important” à la SNCF et à la RATP, a-t-il déclaré lundi au micro de Sonia Mabrouk, dans la matinale Europe 1. “Le taux de grévistes est important chez les conducteurs SNCF et RATP depuis le début du mouvement”, constate Jean-Baptiste Djebbari, qui note toutefois que les conducteurs RATP ne sont pas concernés par le système universel.

“Les trains affichés seront garantis”

Alors que le mouvement de protestation contre la réforme des retraites est en train de s’inscrire dans la durée, le Premier ministre à demandé à la SNCF de présenter mardi un plan de transport à moins de quinze jours des fêtes de fin d’année. De son côté, Jean-Baptiste Djebbari assure qu’il y aura dès le 22 décembre une forte mobilisation des personnels non-grévistes. “Nous avons demandé à Jean-Pierre Farandou et aux équipes de la SNCF de mettre au service des Français le meilleur plan de transport possible pour que le 22, le 23, le 24 et le 25, le maximum de Français puisse voyager”, explique-t-il. “Les trains affichés seront garantis et toute personne qui pourra acheter une place sur le site verra cette place garantie”, assure le secrétaire d’Etat.

“Le gouvernement est déterminé à mener cette réforme”, déclare par ailleurs Jean-Baptiste Djebbari, alors que la journée de manifestations de mardi, onze jours après le coup d’envoi de la grève, se fera sous l’égide d’une unité syndicale inédite depuis le début de la mobilisation. “Je note que le mot d’ordre des syndicats n’est pas tout à fait le même : la CGT veut le retrait de la réforme et la CFDT soutient le principe d’un régime universel, mais conteste le principe d’équilibre financier”, tient à nuancer ce responsable gouvernemental. “Nous allons travailler avec ceux qui le veulent pour trouver le bon compromis”, conclut-il.