28 décembre 2017

Melting Pop
Guillaume de Tonquédec : “La Garçonnière a très bien marché alors que personne n’en voulait”

La comédie “La Garçonnière” revient pour quarante représentations. L’acteur y joue le rôle principal avant de faire une pause au théâtre pour se consacrer au cinéma.

INTERVIEW

Formé au cours Florent, le film Le Prénom lui a permis de décrocher un César en 2013 et la série Fais pas ci, fais pas ça d’exploser à la télévision. Guillaume de Tonquédec était l’invité de l’émission Melting pop alors qu’il termine les représentations de la pièce La vraie vie au théâtre Edouard VII et entamera La Garçonnière le 16 janvier au théâtre de Paris.

“Condition de la femme”. L’acteur apparaît boulimique de théâtre. Il en vante “l’école de la rigueur, la mise à l’épreuve permanente”. Que les pièces puissent désormais se monter en grande partie sur son nom est “grisant” pour le comédien, bien qu’il sache que “ça impose une responsabilité”. Mais pour La garçonnière, il est loin d’être seul sur les planches. La pièce met en scène douze acteurs et revient pour quarante représentations. “On l’a déjà jouée l’année dernière. Ça a très bien marché alors que personne n’en voulait parce que c’était lourd, cher. Beaucoup de gens trouvaient ça désuet cette histoire de garçonnière, la condition de la femme a beaucoup évolué, mais preuve en est que ça intéresse les gens”, estime le comédien qui ajoute que des situations qui font clichés existent bel et bien dans la vie et ne manquent pas de faire réagir la salle.

“Un monsieur Toutlemonde qui a de l’ambition”. La pièce est une comédie adaptée du film The apartment de Billy Wilder. Dans les années 50, Baxter (le rôle de Guillaume de Tonquédec), employé de compagnie d’assurance prête un peu malgré lui son appartement pour que ses patrons reçoivent leurs maîtresses. “C’est un monsieur Toulemonde qui a de l’ambition. On lui promet de l’avancement”, ce qui explique le rôle ingrat du type qui prête son appartement, change les draps et vide les cendriers. L’affaire se complique quand Baxter se rend compte que le boss fricote avec la jeune femme dont il est épris (Claire Keim dans la pièce). Une situation qui va l’amener à faire un choix entre amour et carrière.

Vers des rôles plus obscurs au cinéma. “C’est un très beau texte. Parce qu’au moment où il devient presque l’égal du patron, il décide de jeter tout ça à la poubelle parce qu’il a perdu l’amour de sa vie. Il perd tout et l’amour va lui arriver. Il y a une morale très forte, c’est une très jolie histoire”, conclut le comédien, qui devrait faire une pause côté théâtre pour une ou deux saisons à la fin des représentations. “C’est très chronophage et j’ai des choses qui se profilent au cinéma”, notamment pour jouer des rôles plus obscurs, comme celui peut-être de Xavier Dupont de Ligonnès.