24 octobre 2018

INFORMATION EUROPE 1 – Ce que prépare Emmanuel Macron pour le secteur de l’énergie

 

Dans la feuille de route qu’il va présenter aux grandes entreprises du secteur de l’énergie, mardi, Emmanuel Macron devrait annoncer que la France ne renonce pas à la construction de nouveaux réacteurs à l’avenir.

Le terme est un peu barbare, mais il s’agit pourtant d’un document essentiel : mardi, Emmanuel Macron reçoit une trentaine d’entreprises pour parler de la PPE, pour “Programmation pluriannuelle de l’énergie”, qui définit les grandes décisions à prendre pour les dix prochaines années dans ce secteur. Objectif : diminuer la part des énergies fossiles et très polluantes dans le mix énergétique, mais aussi augmenter celle des énergies renouvelables et enfin diminuer notre dépendance au nucléaire. Selon l’architecture de cette feuille de route, qu’Europe 1 a pu consulter, ce n’est clairement pas la fin du nucléaire.

De nouveaux réacteurs entre 2030 et 2040. Premier enseignement, il y aura sûrement une dizaine de fermetures de réacteurs d’ici 2035, soit un réacteur sur six. Mais il n’y aura pas d’engagement ferme sur la fin du nucléaire et la porte reste même ouverte à la construction de nouveaux réacteurs, selon nos informations, entre 2030 et 2040. Il s’agira donc d’une transition en douceur pour le nucléaire.

Fermeture de quatre centrales à charbon d’ici 2022. En revanche, ce qui est confirmé, c’est la volonté de s’attaquer aux énergie fossiles qui produisent du CO2 : les quatre centrales à charbon encore en service en France devraient fermer leurs portes d’ici 2022. C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Un autre volet concerne la diminution de la consommation d’énergie des consommateurs. Cela passera par des logements moins énergivores, mieux isolés, mais aussi par le développement des véhicules électriques.

Les entreprises sollicitées pour limiter le gaspillage. Les entreprises seront elles aussi touchées : il faudra qu’elles produisent moins de CO2 en limitant par exemple le gaspillage, ou pour les agriculteurs en produisant eux-mêmes leur énergie solaire. Tout cela devrait laisser le temps aux énergies renouvelables de se développer. Il reste néanmoins à trouver un moyen de stocker ces nouvelles sources d’énergies, ce que la France n’est pas encore capable de faire en grande quantité.