15 janvier 2018

Europe Matin
Interview d’Alain Delon à Paris Match : “C’est un homme qui sait regarder le passé en face”

La journaliste Valérie Trierweiler, à qui le comédien a accordé un entretien fleuve de plusieurs pages, revient sur les coulisses de cette interview.

INTERVIEW

82 ans, l’heure du bilan. À l’occasion des 60 ans de carrière d’Alain Delon, l’acteur a accordé un grand entretien au magazine Paris Match. Un hors-série spécial, dans lequel le comédien se livre et ne mâche pas ses mots. “Je hais cette époque, je la vomis”, confie-t-il notamment lorsqu’il est interrogé sur la société d’aujourd’hui. La journaliste Valérie Trierweiler, qui a signé l’entretien, revient sur les coulisses de cette interview.

“Un long cheminement de confiance mutuelle”. Huit pages d’une interview où il est question de l’abandon de ses parents, de sa carrière, des femmes qu’il a aimées. Huit pages pour un entretien quasi testamentaire, alors que l’acteur a eu 82 ans en novembre dernier. “Cette interview est arrivée après un long cheminement de confiance mutuelle”, confie Valérie Trierweiler. “Il était venu à ma rencontre il y quatre ans, à un moment où j’essayais de panser des blessures et il a su trouver les mots. Et la confiance s’est installée petit à petit entre la star qu’il est et la journaliste que je suis”, raconte-t-elle.

“Je ne l’ai pas du tout trouvé aigri”. Au cours de l’interview, Alain Delon lance : “Tout est faux, tout est faussé. Il n’y a plus de respect, plus de parole donnée. Il n’y a que l’argent qui compte. On entend parler de crimes à longueur de journée. Je sais que je quitterai ce monde sans regrets”. Des phrases qui ont fait beaucoup réagir. “L’interview ne peut pas se résumer à deux phrases”, tempère Valérie Trierweiler. “Je ne l’ai pas du tout trouvé aigri”.

Selon la journaliste, “on ne mesure pas ce que c’est d’être Alain Delon”. “Il a tout vécu. (…) Qu’est-ce qui lui reste à vivre ? C’est ça qu’il veut dire. Il lui reste d’attendre tranquillement, peut-être un dernier bonheur, et il regarde le passé sans amertume”, estime-t-elle.