10 janvier 2018

Europe Matin
Jacques Weber : “Gustave Flaubert est une cathédrale et je suis un artisan que cela passionne”

Dans son ouvrage “Vivre en bourgeois, penser en demi-dieu”, l’homme de théâtre rend hommage à l’écrivain Gustave Flaubert.

INTERVIEW

C’est un véritable dévouement que Jacques Weber porte à Gustave Flaubert. Dans son livre Vivre en bourgeois, penser en demi-dieu*, l’homme de théâtre s’intéresse au côté intime de l’auteur de Madame Bovary. Il évoque cette approche dans Europe matin.

“Un coup de foudre” pour les correspondances de Flaubert. Dans Vivre en bourgeois, penser en demi-dieu, Jacques Weber effectue des allers-retours entre sa vie et celle de Gustave Flaubert. Une manière pour lui de faire part de son admiration pour l’écrivain, tout en le présentant sous un jour nouveau, en décrivant ses difficultés à écrire ou encore en décryptant ses correspondances. Le comédien se souvient d’ailleurs très bien du jour où il en a pris connaissance. “J’ai alors eu un coup de foudre absolu, pour une part un peu inconnu de cet homme”, se souvient Jacques Weber. “C’est un peu ma Bible, sur ma table de chevet. Je m’en réserve quelques pages de temps en temps.”

Flaubert, le besogneux. Mais la “rencontre” entre les deux hommes ne date pas d’hier. Dès 1996, Jacques Weber incarnait Gustave Flaubert sur scène, lors d’une pièce de théâtre qui mettait déjà à l’honneur les correspondances de l’auteur de L’éducation sentimentale. “Cet homme est une cathédrale (…) et je suis un artisan que cela passionne”, confie l’acteur. “Il faut savoir que Gustave Flaubert, c’est douze heures par jour d’écriture, en plus de sa correspondance, de ses recherches. Et il s’astreignait à lire un chef-d’œuvre par journée”, raconte Jacques Weber. Plus de 20 ans après une première rencontre sur scène, c’est donc en livre que l’homme de théâtre déroule son admiration aujourd’hui.