20 juin 2019

8h15 - L'interview politique d'Audrey Crespo-Mara
Jean Leonetti opposé à la PMA : “Pourquoi on ne ferait pas des mères porteuses après ça ?”

Jean Leonetti, invité d’Audrey Crespo-Mara jeudi, s’est déclaré contre l’ouverture de la PMA à toutes les femmes car il craint que cela n’ouvre la porte législative à l’autorisation de la GPA (Gestation pour autrui).
INTERVIEW

L’actuel président des Républicains par intérim, Jean Leonetti, s’est dit opposé à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes au micro d’Audrey Crespo-Mara jeudi. Pour lui, cela ferait “un effet domino”, “pourquoi on ne ferait pas des mères porteuses après ça ?”, s’est-il interrogé.

La PMA : des enfants sans pères et une pénurie de gamètes, pour Leonetti

Jean Leonetti considère que “cela ne [lui] paraît pas très sain de faire naître des enfants sans père” et que de “se mettre en position dans laquelle la pénurie de gamètes va entraîner sa marchandisation”, n’est “pas très intelligent”. C’est pourquoi il s’oppose à ce que la PMA soit autorisée pour les femmes célibataires et les couples de femmes. Le projet de loi sur ce sujet “est prêt” et “sera adopté en Conseil des ministres fin juillet”, a confirmé Édouard Philippe la semaine précédente et il sera débattu à l’Assemblée dès septembre prochain.

La PMA comme première étape avant l’autorisation de la GPA

Dans ce domaine, celui qui a donné son nom à une loi sur la fin de vie, voit plus loin. Selon lui, la PMA pour toutes entraînerait un “effet domino, car chaque étape prépare l’étape suivante.” “Pourquoi on ne ferait pas de mères porteuses après ça ?”, s’interroge-t-il. S’il estime que “le désir d’enfant est tout à fait légitime”, il craint qu’au nom de la non-discrimination, la gestation pour autrui (GPA) – et donc le recours aux mères porteuses – ne soit autorisé. Il évoque alors la “marchandisation du corps de la femme et la commande d’un enfant comme un objet.”

Jean Leonetti assure alors que “si un jour les mères porteuses arrivent sur la table législative, je m’y opposerais avec la plus grande violence parce que je pense que cela sera la fin de la considération de l’humain et de la dignité de la personne humaine.”