10 janvier 2020

Kad Merad : “Foutez-moi la paix avec le Kamoulox !”

Invité de L’Equipée sauvage vendredi, Kad Merad est revenu sur ses débuts dans le jeu télévisé parodique Kamoulox qu’il a créé avec Olivier Baroux dans les années 90. Des sketchs qui le poursuivent encore aujourd’hui, à son grand dam, ironise-t-il sur Europe 1.
INTERVIEW

A l’affiche du film Une belle équipe en salles mercredi, Kad Merad s’est désolé avec humour qu’on le ramène en permanence à ses sketchs de sa période Kamoulox alors qu’il a joué dans des productions plu sombres comme Baron noir. Ce jeu télévisé parodique, Kad Merad l’a créé dans les années 90 avec Olivier Baroux et présenté sur la chaîne Comédie ! entre 1999 et 2001. “Je ne serai jamais pris au sérieux à cause de tout ça”, a plaisanté Kad Merad sur Europe 1, feignant d’en être désespéré.   

Il poursuit sa tirade sur le même ton ironique : “J’aurais voulu être un acteur un peu pris au sérieux, à qui on ouvre la porte ! Là rien du tout ! Kamoulox ! Kamoulox ! J’ai été nommé aux Emmy International Awards bon dieu ! Je suis allé à New York ! J’ai été battu par Kenneth Branagh. Mais tout le monde s’en fout !” Il imite les gens le ramenant toujours à cette période “‘Eh Kamoulox ! T’as un médiator au bout du gland ?'”.

Des sketchs pour lesquels Kad Merad voue “énormément” de tendresse

Le comédien enchaîne, prenant un ton plus sérieux : “Non ! Je suis acteur ! Bon appétit messieurs, ô ministres intègres, conseillers vertueux, voilà votre façon de servir, serviteurs qui pillent la maison, ça c’est de l’acteur ! Je joue pas qu’avec ma bite. Foutez-moi la paix avec ces sketchs !”

La blague a assez duré, Kad Merad avoue conserver “énormément” de tendresse à ces sketchs et a même eu une nouvelle idée de Kamoulox : “Hier je ai appelé Olivier, je lui ai dit : ‘j’ai une idée de sketch’. Il me dit ‘pourquoi?’, je lui dis ‘pour Comédie !, on sait jamais !'”. Il développe : “J’ai vu un truc sur YouTube, il y avait un type, vous savez ces types qui essaient de rentrer dans des caisses toutes petites, qui se contorsionne. Et il finit par rentrer. Donc j’ai imaginé un type, le même, qui se prépare, il prend du temps, il rentre la jambe et il fait : ‘ah non je rentre pas’. C’est tout”, raconte-t-il en riant.