22 août 2019

8h15 - L'interview politique de Sébastien Krebs
“La France Insoumise est une force politique qui ne repose pas que sur Jean-Luc Mélenchon”, assure Manuel Bompard

Invité d’Europe 1, jeudi matin, le député européen est revenu sur l’absence annoncée du chef de son parti aux “Amfis d’été” de la France Insoumise, ce week-end à Toulouse. 
INTERVIEW

Les “Amfis d’été”, l’université de la France Insoumise (LFI), s’ouvrent jeudi à Toulouse… en l’absence du leader de la formation politique de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Mercredi, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a annoncé qu’il n’y participerait pas en raison d’une visite à l’ex-président Lula, incarcéré au Brésil. Invité d’Europe 1, jeudi matin, Manuel Bompard, le député européen et chef de la délégation LFI à Bruxelles a estimé que cette nouvelle ne remettait pas l’événement en cause. 

Une “nouvelle génération” à la France Insoumise

“Jean-Luc Mélenchon avait fait la demande de pouvoir visiter Lula”, explique d’abord Manuel Bompard. “Cette demande de rencontre a été acceptée, je trouve que c’est très positif pour nous. Il a pu voir le président mexicain cet été, il va voir l’ancien président brésilien, ça démontre à ceux qui pensent que Jean-Luc Mélenchon était fini qu’il a une stature internationale que personne ne peut contester.”

Fusse-t-elle justifiée, cette absence ne risque-t-elle pas de donner l’image d’un mouvement divisé ou sans leader ? “La France Insoumise est une force politique qui ne repose pas que sur Jean-Luc Mélenchon”, balaye Manuel Bompard. “Le fait qu’il ne puisse pas être là ce week-end va démontrer qu’il y a, à la France Insoumise, une nouvelle génération tout à fait en capacité d’animer et de faire vivre ce mouvement.” 

Jean-Luc Mélenchon “reste une référence”

Pour autant, le député européen ne nie pas le rôle central du chef de son mouvement. “Je pense qu’il est celui qui a amené La France Insoumise à près de 20% à l’élection présidentielle, il reste une référence”, commente Manuel Bompard, reconnaissant que ce bon score a depuis été terni par celui des élections européennes (6,31% des voix). “On a assumé le fait que ce résultat n’était pas à la hauteur de nos attentes. (…) Mais nous voulons toujours convaincre qu’il est possible de faire autrement que ce que fait le président de la République aujourd’hui.”