24 octobre 2017

10h00 - 12h00 Bonjour la France
Laurent Lafitte : “C’est réjouissant de jouer un salopard”

Le comédien français est l’affiche d'”Au revoir là-haut”, d’Albert Dupontel, en salles le mercredi 25 octobre prochain.

INTERVIEW

Pensionnaire de la Comédie-Française, Laurent Lafitte accumule depuis plusieurs années maintenant les grands rôles au cinéma. Mercredi, c’est en tant que lieutenant des armées qu’on le retrouve dans Au revoir là-haut, un film d’Albert Dupontel adapté du prix Goncourt 2013 de Pierre Lemaitre. Au revoir là-haut raconte l’histoire de deux anciens soldats de la Première Guerre mondiale qui, après le conflit, montent une arnaque aux monuments aux morts. Le lieutenant Pradelle, incarné par Laurent Laffite, tient le rôle du méchant de l’histoire.

“J’essaie de ne pas me répéter dans les rôles”. Pour ce film, Laurent Lafitte se glisse dans la peau d’un méchant, “un vrai salaud”. Un registre qu’il a déjà occupé même si le comédien cherche à être un acteur sans étiquette. On a ainsi déjà pu le voir dans des compositions plus sombres, d’autres totalement déjantées et bien sûr certains personnages purement comiques. “J’essaie de ne pas me répéter dans les rôles”, confie-t-il, “de faire des films que j’aimerais voir en tant que spectateur et des personnages que j’ai envie d’explorer. (…) C’est réjouissant de jouer un salopard”. Des rôles sur lesquels la Comédie-Française n’a “aucun droit de regard”. “Ce sont seulement les disponibilités entre cinéma et théâtre qui doivent s’organiser”, précise-t-il.

“J’avais lu le livre que j’avais beaucoup aimé”. Laurent Lafitte explique avoir été séduit par le projet d’Albert Dupontel et son univers, mais d’abord par le livre de Pierre Lemaitre. “J’avais lu le livre que j’avais beaucoup aimé. Ce grand roman un peu hugolien avec des personnages attachants”, souligne l’acteur. Le livre, porté par “une énergie de vie assez incroyable”, collait parfaitement avec le cinéma d’Albert Dupontel, selon le comédien. “On a l’habitude d’imaginer les films historiques comme des choses très posées, alors que cette époque-là devait plus ressembler à un film de Dupontel”, souligne Laurent Lafitte.