27 novembre 2018

INFORMATION EUROPE 1
Les mesures d’Emmanuel Macron pour atténuer l’impact de la transition écologique

Le chef de l’État va annoncer mardi des mesures pour concilier l’urgence sociale soulevée par la contestation des “gilets jaunes” et la nécessité d’agir sur le front de l’écologie.

INFO EUROPE 1

C’est un jour décisif du quinquennat pour la politique énergétique d’Emmanuel Macron : le chef de l’État doit dévoiler mardi matin sa stratégie à propos de la transition écologique, à l’occasion de la présentation de la très attendue “Programmation pluriannuelle de l’énergie” (PPE), qui doit fixer dans la loi la politique énergétique française d’ici 2028, en pleine contestation des “gilets jaunes”, qui l’oblige à également prendre en compte l’urgence sociale. Plusieurs mesures devraient être annoncées en faveur des ménages, selon nos informations. 

Un crédit d’impôt de 100 euros par fenêtre

Il y a d’abord des mesures pour la rénovation énergétique : depuis la fin juin, les fenêtres ne font plus l’objet d’un crédit d’impôt. Le gouvernement devrait revenir sur cette décision, avec toutefois des critères plus restrictifs que par le passé, afin de limiter la facture. On parle d’un plafond de 100 euros par fenêtre double vitrage quand on remplace des fenêtres simple vitrage. Une mesure qui pourrait être couplée à des critères de revenus, tandis que les propriétaires bailleurs pourraient également être concernés.

Les banques sollicitées pour encourager l’achat de nouveaux véhicules

Autre piste : demander aux banques de participer à l’effort de conversion vers des véhicules moins polluants. Bruno Le Maire met ainsi la pression pour que les établissements financiers proposent des taux réduits aux bénéficiaires de la prime à la conversion. Il s’agit là d’un prêt spécifique qui permettrait à ces derniers de financer l’intégralité de leur achat. Les discussions sont en cours.

Pas de fermeture de centrales avant 2028

Enfin, le gouvernement réfléchit aux moyens de contrôler la facture d’électricité. C’est pour cela que les fermetures de réacteurs ne devraient pas être trop rapides : pas avant 2028 pour ne pas faire déraper les prix. Ça ne s’arrête pas là : l’exécutif planche aussi sur une révision de la formule de calcul des tarifs réglementés.