17 juin 2019

7h45 - L'interview de Nikos Aliagas
Manon, engagée volontaire pour le Service national universel : “Mes parents étaient très contents pour moi”

À 16 ans, Manon fait partie des 2.000 premiers volontaires qui vont tester le Service national universel pour un mois à partir de lundi. La jeune fille a confié les raisons de son engagement au micro de Nikos Aliagas.
INTERVIEW

Manon, 16 ans, est élève de Seconde mais aussi ambassadrice pour le Service national universel (SNU). Elle fait partie des 2.000 premiers jeunes qui vont prendre leur service à partir de lundi dans l’un des 13 départements pilotes. À cette occasion, la jeune fille a confié ses motivations au micro de Nikos Aliagas.

“Rencontrer de nouvelles personnes” et découvrir des métiers au service de tous

Alors que ce Service national n’est pas obligatoire, Manon s’est engagée car elle trouve que “c’est constructif pour notre avenir. On va rencontrer de nouvelles personnes, des pompiers pour les premiers secours, des militaires et plein de métiers. On va peut-être pouvoir s’orienter professionnellement”, rapporte-t-elle.

Autant d’arguments qui, en plus des activités sportives prévues, l’ont convaincue de faire la promotion du SNU auprès des autres lycéens en tant qu’ambassadrice. Lorsque Manon a annoncé sa décision, ses parents “étaient très contents pour moi”. Son père, qui a fait le service militaire, trouve que cet engagement “est bon” pour elle, pour qu’elle ne reste pas chez elle “à rien faire”.

Une phase de cohésion puis un stage auprès d’une association

Pendant un mois, la lycéenne portera un uniforme constitué d’un “pantalon bleu marine, un polo blanc avec le logo du SNU aux couleurs de la France, une veste bleu marine et une casquette”, détaille Manon. Originaire de Vesoul, en Haute-Saône, elle passera les 15 premiers jours en hébergement collectif hors de son département de résidence, à Tourcoing, dans le Nord.

Au programme de cette phase de cohésion : un réveil à 6h30 tous les jours avant une levée des couleurs et une Marseillaise. Un symbole qui plaît à Manon car cela “peut être un hommage pour tous ceux qui sont morts pour la France.” Pendant deux semaines, “on va faire du self-défense, des jeux tous ensemble. On va aussi faire comme si on vivait une catastrophe naturelle ou un attentat pour voir comment réagir aux premiers secours et on va visiter Tourcoing.” 

Pour les 15 jours suivants, les engagés de 15 à 16 ans auront une mission d’intérêt général à effectuer auprès d’une association, d’une structure publique ou d’un corps en uniforme. Une perspective qui enthousiasme la jeune fille qui veut devenir infirmière.

Vers un engagement de trois mois supplémentaire ?

Bien qu’elle veuille d’abord passer son bac, Manon n’exclut pas de poursuivre le SNU dans sa troisième phase : une période d’engagement de trois mois minimum supplémentaires. “Ça dépendra de ce qu’on fera pendant les 15 jours et de la mission d’intérêt général”, assure-t-elle. Ce dispositif, qui prévoit d’accueillir 40.000 jeunes en 2020, pourrait devenir obligatoire pour l’ensemble des jeunes âgés de 16 ans à l’horizon 2022-2023.