1er juin 2017

8h15 - Invitée de Fabien Namias
Marine Le Pen veut emprunter de l’argent aux Français pour “financer les législatives”

La présidente du FN annonce jeudi le lancement d’un site internet à l’attention des électeurs souhaitant aider le parti à financer la campagne législative

INTERVIEW

L’argent, nerf de la guerre, manque au FN après une présidentielle coûteuse et décevante pour le parti de Marine Le Pen. “Je lance aujourd’hui un site internet qui s’appelle ‘l’emprunt patriotique’, pour demander à l’ensemble de nos électeurs de nous prêter de l’argent, à nous, Front national, pour pouvoir financer les élections législatives”, a annoncé la présidente du FN jeudi, au micro d’Europe 1.

“Aucune banque n’a souhaité nous prêter des fonds”, ni française ni étrangère, assure celle qui est également candidate à la députation dans le Pas-de-Calais. Elle assure n’avoir d’autres choix que de “recourir aux Français qui ont de l’épargne et qui souhaitent faire fonctionner la démocratie en prêtant au FN pour ces élections”.

Dans le cadre des consultations organisée par François Bayrou, en vue de la prochaine loi de moralisation de la vie publique, la candidate malheureuse à la présidentielle a été reçue mercredi par le garde des Sceaux. “Nous avons parlé du financement des partis politiques. J’ai expliqué à M. Bayrou la situation dans laquelle se trouvait des partis politiques qui étaient entre les mains des banques. C’est à dire à qui les banques refusent de prêter alors qu’elles prêtent à tous les autres mouvements politiques”, a-t-elle expliqué.

Autre sujet de conversation : la réforme du mode de scrutin pour les législatives. “Je lui ai suggéré un certain nombre de dispositions, d’abord celles qui tiennent de la démocratie parce que l’un des éléments de la moralisation, c’est que l’ensemble des Français soit représenté à l’Assemblée nationale : c’est donc la proportionnelle”, rapporte encore Marine Le Pen. “En l’occurrence, M. Bayrou a toujours été un défenseur de cette proportionnelle. J’espère qu’il arrivera a en convaincre le président de la République”.