19 septembre 2017

6h20 - L'invité de Raphaëlle Duchemin
Panne à Montparnasse : pour les préjudices indirects “la SNCF a un geste à faire”

François Carlier, délégué général de l’association Consommation, logement et cadre de vie, estime mardi sur Europe 1 que la SNCF pourrait faire un geste envers les consommateurs dont le train avait été annulé fin juillet lors d’une pagaille de trois jours en gare de Montparnasse.

INTERVIEW

Correspondances ratées, vacances gâchées… Fin juillet, des milliers de passagers avaient été lésés après la panne paralysant pendant plusieurs jours la gare Montparnasse, à Paris. L’association de consommateurs consommation, logement et cadre de vie (CLCV) réclamait une indemnisation au delà du simple prix du billet de train pour tous les dommages collatéraux, mais elle n’a, pour l’heure, pas été entendue. “Les gens ont été remboursés de leurs billets. Mais derrière ça, ils avaient des réservations d’hôtels, d’avions ou d’autres prestations touristiques et ça ils l’ont perdu”, regrette François Carlier, le délégué général de l’association invité mardi dans Europe 1 Bonjour. “La SNCF ne prend pas en charge les préjudices indirects au delà du billet, ce que vous perdez à cause d’un retard aussi important que cette pagaille.”

6.400 demandes formulées. A ce jour, la CLCV comptabilise 6.400 demandes de remboursements annexes formulées par des clients. Et si juridiquement l’entreprise ferroviaire n’est pas tenue de rembourser ces frais complémentaires, François Carlier estime “qu’il y a un geste à faire”. “Dans le transport aérien, si le billet est annulé et s’il y a un retard de plus de 3 heures, le billet est remboursé et il y a 250 euros qui sont offerts pour les petits vols. On pourrait essayer de tendre vers ce que propose le transport aérien”, suggère-t-il. “Il faut que la SNCF réalise que le transport par train pendant les vacances est un élément d’un voyage plus large”.

Un mécanisme de responsabilité. Selon lui, la solution consiste à l’avenir à permettre aux consommateurs d’indiquer s’ils ont fait appel à d’autres prestations en dehors du train. “Ça engagerait un mécanisme de responsabilité. Au moins qu’il y ait un barème forfaitaire comme pour les avions”, ajoute-t-il.