08 juin 2018

Europe Matin
Parcoursup : “Le système fonctionne, et comme on l’a prévu”, assure son responsable

Alors que les épreuves du baccalauréat approchent, encore un quart des inscrits sur Parcoursup n’a pas obtenu de formation pour la rentrée prochaine. Pour le responsable de la plateforme, il n’y a rien d’anormal.

INTERVIEW

Plus que quelques jours avant le début des épreuves du baccalauréat. Chez les élèves, le stress monte… et il est couplé pour certain à une grosse incertitude sur la formation qu’ils intégreront à la rentrée. Environ 200.000 lycéens n’ont toujours pas obtenu de réponse positive avec Parcoursup. Invité de la Matinale d’Europe 1 vendredi, Jérôme Teillard, responsable de la plateforme d’admission post-bac au ministère de l’Éducation nationale, s’est voulu confiant et rassurant.

Rester “confiant dans le système”. “298.000 lycéens ont accepté définitivement une proposition. Ça avance très bien. Je rappelle que les estimations qu’on avait c’était deux tiers des candidats avec une proposition au moment du baccalauréat au 18 juin. On est au 8 juin et 615.000 candidats (sur les 810.000 inscrits, ndlr) ont reçu une proposition, soit 76%. On a dépassé les estimations“, s’est-il réjoui. Une autre lecture de ces chiffres pourrait conclure qu’un quart environ des candidats sont toujours sur listes d’attente, et 35% n’ont pas définitivement accepté la proposition, et espèrent mieux. “Le système fonctionne, et comme on l’a prévu. Évidemment, il y a une partie d’angoisse, mais il faut être confiant dans le système”, a-t-il martelé.

Ne plus avoir de choix contraint. L’an dernier, avec APB, plus de 60% des élèves avaient obtenu leur premier vœu. Impossible d’en dire autant pour Parcoursup, puisque les vœux ne sont plus classés par ordre de préférence. On ne saura donc pas quel est le taux de satisfaction des candidats. Mais pour Jérôme Teillard, abandonner la hiérarchisation des vœux restait une bonne idée. “Il faut appréhender la hiérarchisation des vœux avec ce qu’elle était dans la réalité. Il y avait des vœux très contraints. Dans APB, vous deviez choisir obligatoirement une licence, que vous le vouliez ou pas. Certains faisaient un vœu contraint et démissionnait parce que ça ne leur convenait pas”, a-t-il rappelé. Avec Parcoursup, “on a voulu un système dans lequel il n’y a pas de contrainte, où le dernier mot appartient au candidat, et pas à une mécanique qui vous affecte sur des choix que vous avez fait au mois de mars. Beaucoup évoluent dans leurs choix”, a justifié le responsable de Parcoursup. 

Les candidats peuvent garder un vœu en attente jusqu’au 5 septembre.