17 janvier 2018

Europe Matin
Paul Auster, son nouveau roman “4 3 2 1” : “improvisé, du premier mot jusqu’à la fin”

L’écrivain américain était dans Europe matin mercredi, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre : “4 3 2 1”.

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INTERVIEW

C’est un véritable pavé. 4 3 2 1, le nouveau roman de Paul Auster et ses 1.020 pages s’invitent dans cette rentrée littéraire de janvier. Plus d’un millier de pages pour raconter quatre vies différentes, mais d’un même personnage : Archie Ferguson. L’écrivain américain était dans Europe matin mercredi, pour revenir sur ce projet fou.

“Je n’étais jamais confus”. “Je pensais que ce livre allait me prendre 6 ou 7 ans à écrire”, confie Paul Auster. Il n’en a finalement rien été. Trois ans et demi “auront suffi” pour 4 3 2 1. “J’ai travaillé sept jours sur sept, plus ou moins huit heures par jour”, détaille l’écrivain. “Je n’ai fait rien d’autres pendant ce temps : pas de voyages, pas de lectures, pas d’entretiens. Avec ma femme, on est très peu sorti.”

Dans ce nouveau roman fleuve, Paul Auster nous propose une véritable fresque, mais aussi en toile de fond une histoire de l’Amérique des années 1950 et 1960. L’écrivain mêle donc quatre destins, pour un seul personnage. “Je n’étais jamais confus”, affirme le romancier. “Et il faut dire que je n’avais pas de plan. C’était totalement improvisé, du premier mot jusqu’à la fin. Chaque jour, je rentrais dans ma chambre de travail et je ne savais pas ce que j’allais écrire ce jour-là”, raconte Paul Auster.

Trump, “le numéro 45”. Interrogé sur la présidence de Donald Trump, l’écrivain qui vit à New York préfère le nommer “le numéro 45”. “Le nom m’agace. 45 c’est plus facile”, ironise-t-il. Amoureux transi de la capitale française, Paul Auster raconte qu’il aurait bien aimé passer un an à Paris avec sa femme, avant de se raviser. “On a décidé tous les deux que ce n’était pas possible. Il faut que l’on reste à New York, aux Etats-Unis, pour lutter contre ce qui se passe là-bas”, souligne l’artiste à propos de la présidence américain actuelle. Comment lutter ? “Parler, écrire, voter, et puis toutes les autres choses que l’on peut faire, comme donner de l’argent aux causes dans lesquelles on croit.”