17 mai 2018

Europe Matin
Petites lignes SNCF : “Les régions ne sont pas les vaches à lait de l’Etat”, s’indigne Hervé Morin

Pour le président de la régional de Normandie, la gestion des petites lignes ferroviaires présente un risque financier pour les collectivités.

INTERVIEW

C’est une question qui préoccupe les territoires : les régions pourront-elles faire vivre les petites lignes, celles qui sont les moins fréquentées, et que l’Etat envisage de laisser aux mains des collectivités ? Pour Hervé Morin, président du Conseil régional de Normandie, une telle charge risque de grever les budgets locaux. “Les régions ne sont pas les vaches à lait d’un Etat qui a laissé tomber des lignes ferroviaires qui sont de sa responsabilité”, s’indigne-t-il jeudi, au micro de la matinale d’Europe 1.

“On ne va tout de même pas nous expliquer que, d’un côté, il faut diminuer les dépenses et, de l’autre financer ce que je n’ai pas à financer”, relève celui qui est également le président des Régions de France. “J’ai pris un café avec Élisabeth Borne [la ministre des Transports, ndlr]. Nous avons arrêté la procédure sur les petites lignes. Il faut que nous ayons de la SNCF un état des lieux extrêmement précis sur la situation du réseau ferroviaire dit ‘des petites lignes’. On s’est donné entre le 31 juillet et le 31 août pour avoir cet état des lieux”, révèle Hervé Morin. “Ensuite, il va y avoir une discussion avec les préfectures pendant trois mois, pour voir comment l’on inscrit dans le futur contrat de plan la rénovation des lignes, en sachant que sur un certain nombre d’entre elles, il faut intégrer que désormais on est dans l’intermodalité”, indique-t-il.