5 janvier 2018

Melting Pop 
Pierre Lemaitre : “Mes plaisirs d’écriture sont des plaisirs d’enfant”

Cinq ans après “Au revoir là-haut”, pour lequel il a reçu le prix Goncourt, Pierre Lemaitre publie la suite de son roman : “Couleur de l’incendie”.

INTERVIEW

Au revoir là-hautprix Goncourt 2013, nous plongeait dans les années 1920, dans la difficile reconstruction de l’après-guerre. Avec sa suiteCouleur de l’incendie, Pierre Lemaitre emmène le lecteur dans la décennie suivante. Le romancier était l’invité de Melting Pop vendredi pour évoquer le deuxième volet, très attendu, de sa trilogie.

“Pour écrire des romans d’aventure, il faut avoir des forts contrastes”. Dans ce nouveau roman, on retrouve la famille Péricourt, en la personne de Madeleine – la soeur d’Edouard, le héros d’Au revoir là-haut. “Elle va hériter d’un petit empire bancaire dans une période où une femme n’a pas le droit de signer un chèque sans l’aval de son mari”, détaille Pierre Lemaitre, pour raconter le point de départ de son intrigue. “Pour écrire des romans d’aventure, il faut avoir des forts contrastes”, souligne l’écrivain.

“Donner l’illusion au lecteur que je lis l’histoire à voix haute”. “J’écris les romans que je suis capable d’écrire. Et ceux que je suis capable d’écrire, c’est ceux que j’ai lus”, confie Pierre Lemaitre, “élevé au lait des grands romans simplificateurs du 19ème siècle”, comme il l’indique lui-même. “Mes plaisirs de lecture ont été là. Au fond, mes plaisirs d’écriture sont des plaisirs d’enfant”, explique-t-il.

Le romancier indique que l’objectif est de captiver le lecteur. “Je fais le pari que ce qui m’intéresse va intéresser, que ce qui me touche, va toucher”, souligne l’auteur. Le coeur de son travail ? “Donner l’illusion au lecteur que je lis l’histoire à voix haute”.