22 août 2018

Europe Matin
Réforme des retraites : “Je pense qu’il y aura des mobilisations pour maintenir notre régime actuel”, prévient Pascal Pavageau (FO)

Le secrétaire général de Force ouvrière, qui accuse sur Europe 1 le gouvernement de mettre en place une “casse sociale”, prévient qu’il y aura des mobilisations sur la réforme des retraites.

A partir du 29 août, le Premier ministre recevra les syndicats à Matignon. Au menu des discussions : l’assurance chômage, le plan pauvreté ou bien encore la réforme des retraites. Le gouvernement souhaite ainsi retisser les liens avec les organisations syndicales qui ont eu le sentiment de ne pas être écoutées par l’exécutif. Désormais, les syndicats attendent des précisions sur la feuille de route du gouvernement. “Il y aura des mobilisations pour maintenir notre régime actuelet défendre notre modèle social”, fait savoir mercredi au micro d’Europe 1 Matin Pascal Pavageau, secrétaire général de Force ouvrière.

Pascal Pavageau accuse le gouvernement de “casse sociale”. Le syndicaliste, qui accuse le gouvernement d’organiser une “casse sociale”, est particulièrement mobilisé contre la réforme des retraites. “Pour 90% de nos concitoyens, la retraite par point, c’est le travail sans fin. Nous n’aurons jamais assez de points pour pouvoir partir”, souligne-t-il. Sur la question, également sensible, de l’assurance chômage, Pascal Pavageau assure attendre la feuille de route du gouvernement. 

La fonction publique est “à l’os partout”. Le secrétaire général de FO est également revenu sur la promesse de campagne d’Emmanuel Macron de supprimer 120.000 postes dans la fonction publique d’ici la fin du quinquennat. “Pour l’instant, il y a eu la suppression de quelques centaines de postes, ce n’est pas rien. Si le président de la République veut tenir cet engagement, on peut craindre qu’il ne passe à la vitesse supérieure”, avance-t-il. Pour Pascal Pavageau, la fonction publique est “à l’os partout”. Au-delà des baisses d’effectifs dans la fonction publique, le secrétaire général de Force ouvrière craint que le gouvernement ne revienne sur “le statut des 5,4 millions de fonctionnaires”.