21 août 2017

8h20- L'interview politique d'Antoine Genton
Réforme du travail par ordonnances : le FN fustige une “méthode très contestable”

Opposé à la future loi Travail, le Front national refuse cependant de manifester aux cotés de l’opposition de gauche à la rentrée, selon son secrétaire général Nicolas Bay.

INTERVIEW

Le gouvernement lance cette semaine une ultime série de négociations avec les syndicats autour de sa réforme du code du Travail. Alors que la France insoumise table sur une forte mobilisation sociale en septembre, le Front national, également opposé au projet du gouvernement, refuse pour l’heure de manifester. “Exactement comme sur la loi El Khomri, nous ferons entendre notre voix, à l’Assemblée nationale avec nos huit députés, mais on ne vas pas aller aux cotés de l’extrême gauche qui est très largement responsable de la situation précaire des salariés dans notre pays”, a déclaré lundi Nicolas Bay, secrétaire général du FN, au micro de la matinale d’Europe 1.

“On ne règle pas le problème”. “Nous ne sommes pas opposés par principe à une réforme du code du Travail, mais la méthode est très contestable, l’objectif est d’aller très vite et d’échapper très largement au débat, y compris au débat parlementaire”, estime l’eurodéputé à propos d’une réforme qui doit être conduite par ordonnances. “Une fois de plus, on ne règle pas le problème des entreprises et on fragilise les salariés”, relève-t-il quant aux intentions de l’exécutif.

Les accords d’entreprise. “On voit, par exemple, que les accords d’entreprise plutôt que les accords de branche vont créer de la concurrence déloyale dans chaque secteur et vont donner un pouvoir absolument considérable à des syndicats qui n’ont pas de légitimité parce qu’ils sont très peu représentatifs”, dénonce-t-il notamment.

Alors que Marine Le Pen doit faire sa rentrée politique le 9 septembre à Brachay, en Haute-Marne, avant une université d’été des élus à la fin du mois, Nicolas Bay l’assure : “Nous sommes au travail, prêt à défendre les Français face au projet du gouvernement d’Emmanuel Macron”.