4 octobre 2017

Hondelatte Raconte
Sandrine Rousseau revient sur son échange avec Christine Angot

L’ancienne porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts a reparlé mercredi, sur Europe 1, du vif échange entre elle et Christine Angot dans l’émission “On n’est pas couché”, sur France 2. “C’est un moment de télévision qui dit la difficulté qu’ont les femmes à parler”,a-t-elle expliqué.

INTERVIEW

L’altercation entre l’ancienne porte-parole d’Europe Ecologie Les Verts, Sandrine Rousseau, et la chroniqueuse de l’émission “On n’est pas couché”, Christine Angot, a suscité depuis samedi de vives réactions dans les médias et sur les réseaux sociaux. La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avait également alerté le CSA sur les propos tenus “à l’encontre de Sandrine Rousseau”. Jeudi, au micro de Christophe Hondelatte, l’une des quatre élues à avoir publiquement accusé Denis Baupin d’harcèlement sexuel, est revenue sur ce violent échange : “Ce moment de télévision ,il faudra le regarder dans quelques mois. Il dit la difficulté qu’ont les femmes à parler, il dit aussi toute la violence que sont les violences sexuelles et à quel point il y a une forme d’incompréhension”, a-t-elle expliqué.

“C’est aussi une question collective” Christine Angot affirmait samedi que les agressions sexuelles étaient des affaires intimes dont on ne pouvait pas faire d’usage politique : “C’est évidemment avant tout une affaire privée”, confirme Sandrine Rousseau. “Simplement il y a des déterminants sociaux dans ces harcèlements sexuels. Aujourd’hui, il y a 1% des auteurs d’agression, de viols et de harcèlement sexuels qui sont condamnés. Ça dit aussi qu’il y a des déterminants sociaux. Et que ce n’est pas seulement une question privée mais aussi une question collective. Et c’est ce que j’essaye de dire”, ajoute l’ancien porte-parole EELV. “C’est le trait d’union que j’essaye de faire entre la femme politique et l’affaire privée qui est la mienne et ce trait d’union peut servir. J’ai un statut presque privilégié par rapport à plein de femmes qui n’ont pas le pouvoir de parler et qui n’ont pas l’oreille attentive que nous ont peu avoir. C’est aussi une forme de responsabilité que j’assume”.