Sarnez sur l’affaire des assistants parlementaires : “Tout cela est faux !”

Mise en cause dans une affaire d’emploi présumé fictif, la ministre des Affaires européennes a dénoncé au micro d’Europe 1 une attaque politique orchestrée par le FN.

INTERVIEW

“Tout cela est faux !” Visée par une enquête préliminaire sur son assistante parlementaire après avoir été épinglée, avec dix-neuf autres eurodéputés, sur une liste dressée par le FN répertoriant les élus français au Parlement européen dont les assistants seraient également employés au sein des partis, Marielle de Sarnez a elle-même déposé plainte pour dénonciation calomnieuse.

“Salir tout le monde pour s’en sortir”. “Ce sont des mensonges, c’est pourquoi j’ai porté plainte pour dénonciation calomnieuse parce que je ne peux pas supporter que le FN dénonce des députés européens honnêtes pour couvrir leurs propres turpides”, a déclaré mercredi la nouvelle ministre des Affaires européennes au micro d’Europe 1. “Au FN, on essaye de salir tout le monde pour s’en sortir”, lance-t-elle alors même que Marine Le Pen a refusé, pendant sa campagne présidentielle, de se rendre à une convocation des juges dans le cadre d’une affaire similaire d’emplois présumés fictifs concernant ses propres assistants parlementaires.

“Des assistants parlementaires qui bossent vraiment”. “Je dis au gens du FN que nous n’avons pas les mêmes pratiques qu’eux”, poursuit Marielle de Sarnez. “Nous, quand nous avons des assistants parlementaires, ils travaillent pour nous et ils font leur boulot. Vous savez pourquoi ? Parce que nous sommes des députés européens qui travaillons au Parlement européen !”, martèle-t-elle, estimant notamment que la présidente frontiste a été peu présente aux séances de travail bruxelloises. “J’ai eu la chance d’être classé dans les deuxièmes ou troisièmes députés en présence au Parlement européen. Ça ne peut pas se faire sans des assistants parlementaires qui bossent vraiment avec vous”. 

Il a notamment été reproché à Marielle de Sarnez d’employer comme collaboratrice une conseillère régionale et élue municipale à Paris. “Et alors ? Quel est le problème ? on devrait avoir des collaborateurs ou des collaboratrices qui n’ont aucun mandat, qui ne partagent pas les mêmes convictions, qui ne sont pas de la même famille politique ? Ce n’est pas ma vision des choses”.

Pas de démission. Selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico, publié mercredi, 62% des personnes interrogées estiment que la responsable gouvernementale devrait démissionner. Marielle de Sarnez a-t-elle songé à quitter son poste face au tollé provoqué par ces révélations ? “Je n’ai pas envie de répondre à votre question, ça n’était pas mon état d’esprit”, balaye-t-elle. “Je ne suis absolument pas accro au pouvoir. Ce qui m’intéresse c’est de pouvoir faire des choses”.