28 septembre 2018

Selfie d’Alexandre Benalla avec une arme : “La bêtise n’a pas de limite”, assène Christophe Castaner

Christophe Castaner a vivement critiqué le comportement d’Alexandre Benalla qui, alors qu’il n’en avait pas l’autorisation, possédait une arme à feu pendant la campagne présidentielle et a posé avec pour une photo.

INTERVIEW

Trois jours après la publication d’un selfie d’Alexandre Benalla avec une arme qu’il n’aurait pas dû porter, les ennuis continuent pour l’ancien proche d’Emmanuel Macron. Son avocat a jeté l’éponge, et selon Le Parisien, une nouvelle victime de violences s’est constituée partie civile de l’information judiciaire ouverte notamment pour “violences en réunion” et “immixtion dans l’exercice d’une fonction publique”.

Vendredi matin, au micro d’Audrey Crespo-Mara sur Europe 1, le chef de file de La République en Marche, Christophe Castaner, n’a pas été tendre avec l’intéressé.

“Il est assez bête pour faire des selfies”.  Concernant le selfie, il estime que “la bêtise n’a pas de limite”. “Avoir quelqu’un qui a une arme, l’a cachée, et n’était pas autorisé à l’avoir. Il avait sollicité la direction de campagne, ça lui avait été refusé. Il se débrouille pour avoir une arme et en plus il est assez bête pour faire des selfies avec une jeune femme qui travaille dans un restaurant. Tout ça est proche de la bêtise”, a-t-il asséné sur notre antenne.

“Dérives de la masculinité”. Pour Christophe Castaner, ce selfie est aussi “la preuve de quelques dérives de la masculinité. On a besoin quelques fois, pour montrer qu’on est des hommes, d’avoir un comportement idiot. Celui-ci est caractéristique.”

“Ce n’est pas une affaire d’Etat”. Pour autant, le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le parlement ne craint pas de nouvelles révélations dans la tumultueuse affaire Benalla. “La vérité est établie, c’est celle de la dérive d’un comportement individuel d’un homme. Ce n’est pas une affaire d’Etat. Il doit être sanctionné si la justice établit que les faits sont sanctionnables. Personne n’est protégé dans cette République”, assure Christophe Castaner.