02 Août 2017

8h15 - L'invité d'Antoine Genton
STX : “les Italiens accepteront le 50-50”, assure Bruno Retailleau

Bruno Retailleau réagit à la rencontre franco-italienne des ministres de finances sur STX France, le chantier naval basé à Saint-Nazaire.

INTERVIEW

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et les ministres italiens se donnent deux mois pour résoudre le dossier STX et lancer une coopération navale commune civile et militaire. Invité d’Europe 1 mercredi matin, le sénateur LR de la Vendée Bruno Retailleau ne veut pas que Fincantieri “ait la majorité”. 

“50-50, c’est la limite haute”. Le nouveau président français Emmanuel Macron a toutefois décidé de rouvrir le dossier et de réviser le pacte d’actionnaires, en proposant à l’Italie un accord 50-50, ce que Rome refuse en réclamant la majorité absolue du capital du chantier français. “Pour nous, il n’est pas acceptable que Fincantieri ait la majorité”, assure Bruno Retailleau sur Europe 1. “Donc, 50-50, c’est la limite haute”, explique-t-il avant de demander l’entrée dans le capitale de STX des PME sous-traitantes. 

“Les Italiens savent compter”. “Je considère que Fincantieri peut acquérir son principal concurrent en France pour une bouchée de pain”, estime Bruno Retailleau. “Franchement, 50%, c’est un peu plus de 50 millions d’euros. C’est rien du tout”. “60 millions par rapport à un carnet de commandes de 12 milliards, les Italiens savent compter et ils accepteront même à 50-50”.