Comment Saint James a réussi sa conversion dans la production massive de masques

 

 
Le célèbre fabricant français Saint James s’est lancé dans la production de masques de protection en tissu, à l’instar de nombreuses autres entreprises textiles. Mais pour parvenir à honorer les commandes tout en respectant les règles de protection sanitaire, l’entreprise a dû imaginer un masque dont la fabrication est possible en télétravail, comme l’explique à Europe 1 son PDG, Luc Le Sénécal.
INTERVIEW

Comme de nombreuses entreprises textiles, le fabricant normand Saint James est mobilisé contre le coronavirus. Célèbre pour sa marinière et ses pulls, Saint James s’est lancé dans la production de masques de protection en tissu. Mais face à une demande grandissante, l’entreprise a dû faire preuve de souplesse et d’inventivité. “Depuis jeudi dernier nous produisons des masques destinés aux entreprises qui reprennent le travail ou aux collectivités qui veulent équiper la population”, explique au micro d’Europe 1 Luc Le Sénécal, le PDG de Saint James.

Soit une demande de 12 millions de masques. “On avait une production quotidienne avec nos couturières de l’ordre de 2.000 à 3.000 masques, ce qui est largement insuffisant par rapport à la forte demande”, explique Luc Le Sénécal.

Parvenir à 30.000 masques par jour

“On a eu une idée : grâce à la chaîne de solidarité du réseau textile nous avons mis en place un nouveau masque (homologué par la Direction générale de l’armement, ndlr) qui permet un montage à domicile”, poursuit ce dirigeant d’entreprise. “Nous avions 150 salariés Saint James au chômage partiel. Depuis jeudi, on les forme pour travailler à domicile et monter ces masques tricotés en trois dimensions.”

“L’objectif est d’augmenter par dix la capacité de production”, indique encore Luc Le Sénécal. Saint James espère ainsi, d’ici le milieu de semaine, pouvoir produire environ 30.000 masques par jour.