Contre l’islamisme, “s’il faut changer la Constitution, il ne faut pas hésiter”, estime Valls

Mercredi, sur Europe 1, l’ancien Premier ministre Manuel Valls a insisté sur l’importance d’actions plus fortes dans la lutte contre l’islamisme. Et prévient : “S’il faut changer la Constitution, il ne faudra pas hésiter”, estime-t-il. 
INTERVIEW

Cinq jours après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, et alors qu’Emmanuel Macron a promis plus “d’actes” contre l’islamisme, le gouvernement dispose-t-il vraiment des outils pour lutter plus efficacement contre l’islamisme radical ? Invité mercredi d’Europe 1, l’ancien Premier ministre Manuel Valls, qui évoque “une guerre profonde”, salue en tout cas la “volonté très forte de l’exécutif”. Et estime que s’il faut changer la Constitution pour se doter d’outils plus efficaces, “il ne faudra pas hésiter”. 

Appelant à “éradiquer l’islamisme”, l’ancien Premier ministre rappelle que ce combat “sera long”. Mais Manuel Valls note “un réveil des consciences et une volonté très forte de l’exécutif que nous devons soutenir”. 

“Aller plus loin”

“S’il faut changer la Constitution et la loi pour être plus efficace, il ne faudra pas hésiter”, insiste le candidat malheureux à la mairie de Barcelone. L’essentiel est, selon lui, “de démontrer par les faits, et pas par les discours, cette volonté d’éradiquer l’islamisme partout”. 

Dans ce combat, le projet de loi contre les “séparatismes” préparé par le gouvernement peut-il être efficace ? “On voit bien que pour l’interdiction d’un certain nombre d’associations, l’expulsion d’un certain nombre de personnes, il faut peut-être, toujours dans le respect des libertés fondamentales, aller plus loin. Et ce texte peut être le support de nouvelles propositions”, répond Manuel Valls.