19 janvier 2021

18h-20h - Europe Soir - Julian Bugier
Coronavirus : “La montagne française est la grande sacrifiée au niveau économique”


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Le gouvernement doit trancher mercredi sur la réouverture des remontées mécaniques, fermées en raison de l’épidémie de Covid-19, dans les stations de ski. “Il va falloir nous aider”, lance Jean-Luc Bloch, maire de La Plagne-Tarentaise, président de l’association des maires des stations de montagne. 
INTERVIEW

“Sauver la montagne”. Alors que le gouvernement doit trancher mercredi la question de la réouverture des remontées mécaniques dans les stations de ski, fermées en raison de la situation épidémique du Covid-19, les acteurs du secteur de la montagne se mobilisent à l’approche des vacances scolaires de février, prévues du 6 février au 1er mars selon les zones. “La montagne française est la grande sacrifiée aujourd’hui, au niveau économique”, déplore Jean-Luc Boch, maire de La Plagne-Tarentaise, président de l’ANMSM (association nationale des maires des stations de montagne), sur Europe 1.

Une catastrophe sociale dans un écosystème fragile

En France, les 250 stations de ski sur le territoire représentent 120.000 emplois direct et plus de 10 milliards euros de chiffre d’affaires. “Le sanitaire est prioritaire, on est tous d’accord, mais il va falloir prendre la mesure de ce que l’on doit faire dans le temps pour vivre avec le Covid-19”, souligne l’édile. 

Selon des premières rumeurs, le gouvernement pourrait pencher vers un nouveau report de l’ouverture des stations de ski, après le mois de février. Une décision que ne confirme pas Jean-Luc Bloch mais qui, si elle était exacte, serait selon lui “une catastrophe sans précédent”, notamment au niveau social. Cette période de vacances correspond à environ 30 à 40% du chiffre d’affaires des stations, déjà amputé par la fermeture imposée du mois de décembre. 

“Ce sont plus de 150.000 emplois indirects en vallée, et tous les fournisseurs qu’il ne faut pas oublier”, ajoute Jean-Luc Bloch. “Tout un écosystème risque d’être mis à mal”. Un système qui a mis soixante ans, depuis le dernier Plan Neige, à être fonctionnel et à séduire les touristes, selon l’édile. “Il va falloir nous aider à la hauteur des pertes enregistrées, pour qu’il n’y ait pas de dépôt de bilan sans précédent au niveau de la montagne française”.