01 février 2021

18H - 20H : Europe Soir présenté par Julian Bugier
Covid-19 : le Medef appelle les employeurs à “jouer le jeu du télétravail”

 

Patrick Martin, le président délégué du Medef, était l’invité lundi de Julian Bugier dans Europe Soir. En pleine crise sanitaire liée au Covid-19 et afin d’éviter un nouveau confinement, il a appelé les entreprises à jouer le jeu du télétravail et à inciter leurs salariés à rester au maximum chez eux. 
INTERVIEW

Alors que le Premier ministre Jean Castex a appelé vendredi soir au renforcement du télétravail pour lutter contre le Covid-19, une grande étude du ministère du Travail estime que deux salariés sur trois sont désormais présents au bureau. Un relâchement sur lequel est revenu Patrick Martin, président délégué du Medef et invité de Julian Bugier lundi dans Europe Soir. Il a notamment appelé les employeurs à favoriser au maximum le recours au travail à distance. 

“Il y a une forme de convergence entre les salariés et un certain nombre d’employeurs, qui vivent très mal le télétravail. Du côté des employeurs, parce qu’ils considèrent à tord ou à raison que ça pénalise leur exploitation, et du côté des salariés parce qu’ils ne supportent plus d’être enfermés et isolés chez eux”, a estimé Patrick Martin. 

Ce confinement ‘light’, “un moindre mal”

Selon lui, s’il ne faut pas durcir le protocole actuel qui n’autorise qu’un jour de présentiel en entreprise, chacun doit prendre ses responsabilités et surtout prendre sur soi pendant quelques semaines : “On est conscient que la solution qui a été adoptée de ce confinement light, même si elle est pénalisante pour 25.000 commerces, est un moindre mal. Donc nous, notre message auprès de nos 173.000 adhérents et 10 millions de salariés, c’est ‘Faites contre mauvaise fortune bon coeur, jouez le jeu, et incitez vos salariés à jouer le jeu aussi'”. 

Dans 16% des cas, ce sont les salariés qui réclament aux employeurs de passer en télétravail, et n’obtiennent pas satisfaction : “Ça se décide d’un commun accord et il faut que ce soit une prise de conscience de part et d’autre. J’insiste là-dessus, ce que nous vivons actuellement n’est certainement pas le pire sur le plan économique, social et médical, par rapport à un confinement comme au printemps dernier”, a jugé le président délégué de l’organisation patronale.