16 février 2021

8h15 - "L'interview politique" de Sonia Mabrouk
“Je n’ai jamais souhaité mettre fin aux contrôles d’identité”, assure la Défenseure des droits


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Invité mardi d’Europe 1, la Défenseure des droits, Claire Hédon, a réagi à la polémique soulevé par sa proposition de zones sans contrôles d’identité. Elle assure n’avoir jamais voulu la fin des contrôles, mais réclame une meilleure traçabilité de ces derniers.
INTERVIEW

En proposant l’expérimentation de zones sans contrôles d’identité, la Défenseure des droits, Claire Hédon, s’est attirée les foudres de nombreux élus et des syndicats de police. Sa proposition a également été fraîchement accueillie par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui a déclaré lundi soir, à l’occasion d’un déplacement dans un commissariat de Poissy, qu’il “ne mettrai[t] pas en place des zones de non-droit et de non contrôles”. Invitée mardi de la matinale d’Europe 1, Claire Hédon a tenu à nuancer ses propos : “Je n’ai jamais souhaité mettre fin aux contrôles d’identités”, a-t-elle assurée, expliquant d’abord vouloir la mise en place d’une meilleur traçabilité de ces contrôles pour lutter contre les discriminations.

“Bien sûr qu’il faut des contrôles quand il y a une atteinte à l’ordre public, quand il y un comportement suspect, quand il y a une réquisition de la part du procureur… Mais cela ne veut pas dire contrôler l’identité en permanence”, déclare Claire Hédon.

Interrogée vendredi par Franceinfo, elle avait estimé que “dans 95% des cas les contrôles d’identité ne donnent rien”, pointant une répétition des contrôles “insupportable” pour certains jeunes. “Est-ce qu’on ne peut pas expérimenter l’arrêt du contrôle d’identité : des zones sans contrôle d’identité ?”, interrogeait-elle. Sur notre antenne, la Défenseure des droits assure avoir été mal comprise. “Il y a des quartiers excessivement difficiles, mais ce que je dis c’est qu’il y a des contrôles d’identité discriminatoires. La cour de cassation l’a reconnu en 2016. La difficulté, c’est que l’on a du mal à évaluer le nombre de ces contrôles d’identité et leur motif”, pointe-t-elle.