28 mai 2020

12h - 14h : La France bouge avec Raphaelle Duchemin
Michèle Alliot-Marie : “Claude Goasguen était un roc physique, intellectuel et moral”

Député depuis plus de vingt ans, Claude Goasguen s’est éteint jeudi d’un arrêt cardiaque successif à une infection de Covid-19. Invitée d’Europe 1, son ancienne collègue et amie Michèle Alliot-Marie a rendu hommage à l’une des grandes figures de la droite.
INTERVIEW

Une page se tourne pour la droite parisienne. Ministre en 1995 sous le premier gouvernement Juppé, député du 14e arrondissement de Paris depuis 1997 et maire du 16e de 2008 à 2017, Claude Goasguen a succombé jeudi d’un arrêt cardiaque. Il avait été admis pendant 22 jours en réanimation après avoir contracté le Covid-19 mais était depuis rentré chez lui. Michèle Alliot-Marie, ancienne députée et ministre, lui a rendu hommage, jeudi au micro d’Europe 1. “Claude, c’était un roc physique, intellectuel et moral. C’était vraiment un de ces hommes qui donnent du sens et de la fierté à la politique.”

“Des convictions, du caractère, du talent et de l’humanisme”

“Aujourd’hui, ce qui domine c’est la tristesse.” Michèle Alliot-Marie dit avoir perdu un collègue et un ami qu’elle avait rencontré en 1986, lors de son entrée au gouvernement comme secrétaire d’Etat à l’Enseignement. Claude Goasguen était alors rattaché au cabinet du ministre de l’Education, René Monory. “On s’est suivi avec beaucoup d’amitié, de près ou de loin.”

“MAM” se souvient en particulier de l’engagement de Claude Goasguen pour les chrétiens d’Orient, mais aussi de son attention pour les plus faibles, “près de lui, dans son 16e arrondissement”. “Il avait des convictions, du caractère, du talent et de l’humanisme. Un caractère de breton”, s’exclame l’ancienne ministre de l’Intérieur.

Elle loue également son intellect et son goût pour le débat “appuyé sur une culture historique et juridique”, précise-t-elle. “Nous n’avons pas toujours été d’accords, mais notre amitié n’était en rien entachée par cela.”